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Référendum slovène sur le « mariage » gay : travail et prière, les clefs de la réussite

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Ales Primc, chef du mouvement contre le mariage homosexuel en Slovénie.


 
Pour Ales Primc, chef de la coalition « Pour les enfants »,la réussite du référendum contre la loi slovène instituant le «  mariage » gay et l’adoption par les couples de même sexe est le fruit de deux choses. « Ce fut difficile, mais grâce au travail dur et à la prière nous avons été capables d’obtenir une victoire pour nos enfants », a-t-il déclaré dans un entretien avec le site croate Narod.hr.
 
Le principal objectif de ceux qui ont lancé le référendum était d’éviter que les couples homosexuels puissent adopter, comme le prévoyait la loi adoptée par le parlement slovène.
 

Le référendum slovène a été gagné grâce au travail et à la prière

 
Leur combat a été ardu : les médias slovènes, dominés par la gauche comme dans tant de pays du monde, ont imposé une forme de black-out sur l’opération tandis que le monde politique a fait campagne contre le scrutin. La majorité du parlement slovène est de gauche libérale. Le premier obstacle à franchir a d’ailleurs été de faire accepter la demande de référendum d’initiative populaire : la coalition avait bien obtenu les 40.000 signatures nécessaires mais le parlement refusait de l’enregistrer au motif qu’elle serait « homophobe et discriminatoire » à l’égard des homosexuels.
 
Il a fallu l’intervention du Tribunal constitutionnel de Slovénie pour imposer la prise en compte de l’initiative populaire qu’il a déclaré exempt de toute volonté de « discrimination ».
 
Et la télévision privée la plus importante du pays a fini par accorder une demi heure de temps d’antenne au sujet sous forme de débat – la veille de la tenue du scrutin, à 23 h 30 !
 

Clefs de la réussite de la mobilisation contre le « mariage » gay

 
C’est ainsi que le « non » l’a emporté avec 63,02 % des voix contre 36,98 % de « oui », alors que l’ensemble des forces dominantes de la société, politiques et médiatiques, ont tout mobilisé pour l’empêcher, y compris par le dénigrement et les accusations de haine à l’encontre du mouvement de défense de la famille naturelle.
 
La coalition « Pour les enfants » s’est cependant principalement placé sur le plan de l’interdiction de l’adoption : Ales Primc a déclaré qu’elle ne cherche nullement à priver les homosexuels de leur « droit d’être ensemble » et elle devrait même présenter une proposition visant à leur assurer une solution légale qui leur offre les mêmes droits économiques et sociaux que ceux dont jouissent les couples hétérosexuels, à l’exception du droit d’adopter.
 
Ce point de vue a-t-il été déterminant pour la réussite du référendum slovène sur le « mariage » gay ? On ne le saura sans doute jamais…
 

Les limites du référendum sur le « mariage » gay en Slovénie

 
La reconnaissance légale des couples homosexuels est pourtant à la racine du problème comme l’a fermement montré la Congrégation pour la doctrine de la Foi en 2003 sous la signature du cardinal Ratzinger :
 
 « L’Eglise enseigne que le respect envers les personnes homosexuelles ne peut en aucune façon conduire à l’approbation du comportement homosexuel ou à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles. Le bien commun exige que les lois reconnaissent, favorisent et protègent l’union matrimoniale comme base de la famille, cellule primordiale de la société. Reconnaître légalement les unions homosexuelles ou les assimiler au mariage, signifierait non seulement approuver un comportement déviant, et par conséquent en faire un modèle dans la société actuelle, mais aussi masquer des valeurs fondamentales qui appartiennent au patrimoine commun de l’humanité. L’Église ne peut pas ne pas défendre de telles valeurs pour le bien des hommes et de toute la société. »
 
Rappelant que les catholiques – et particulièrement les responsables politiques – n’ont en aucun cas à voter pour des projets de reconnaissance civile des unions homosexuelles, ces mêmes Considérations de la Congrégation pour la doctrine de la Foi précisait :
 
« Dans le cas où le parlementaire catholique se trouverait en présence d’une loi favorable aux unions homosexuelles déjà en vigueur, il doit s’opposer par les moyens qui lui sont possibles et faire connaître son désaccord : il s’agit pour lui de rendre un vrai témoignage à la vérité. S’il n’était pas possible d’abroger complètement une loi de ce genre, on pourrait, en faisant appel aux indications exprimées dans l’encyclique  Evangelium vitae, “licitement apporter son soutien à des propositions destinées à limiter les préjudices d’une telle loi et à en diminuer ainsi les effets négatifs sur le plan de la culture et de la moralité publique ”, à condition que soit manifeste et connue de tous “son opposition personnelle absolue” aux lois de ce genre et que le danger de scandale soit évité. Ceci ne signifie pas qu’en la matière, une loi plus restrictive puisse être considérée comme juste, ou du moins acceptable ; c’est plutôt une tentative légitime et nécessaire visant à abroger au moins de manière partielle une loi injuste quand son abrogation totale n’est pas encore possible. »
 

Anne Dolhein