fbpx

Rixe dans un centre d’accueil pour migrants à Leopoldsburg, Belgique : une Syrienne refusait de porter le voile

Rixe centre accueil migrants Leopoldsburg Belgique Syrienne voile

Le centre de migrants à Leopoldsburg, vendredi 19 février.


 
Une bonne centaine de migrants ont participé, vendredi, à une rixe dans un centre de migrants à Leopoldsburg, déclenchée par le refus d’une jeune femme Syrienne de porter un voile. Onze personnes ont été interpellées et quatre d’entre elles, le « noyau dur », ont été transférées vers de centres d’accueil fermés, les sept autres ayant été dispersées vers d’autres centres pour demandeurs d’asile en Flandre.
 
Tout est parti d’une discussion à propos de cette Syrienne que des « réfugiés » afghans voulaient contraindre à porter un foulard. Il semble que les autres Syriens présents dans le centre d’accueil d’urgence aient pris le parti de leur compatriote, tandis que des Afghans et des Irakiens se liguaient pour passer à l’attaque. La bagarre a vite dégénéré en rixe, on se battait à coups de chaises, de manches à balai et de poubelles. Bilan : sept blessés, dont un qui a dû être transporté à l’hôpital.
 

Des migrants se battent à Leopoldsburg à propos du voile pour une Syrienne

 
La bagarre ethnique est d’autant plus « bizarre », commente Het Laatste Nieuws, que bon nombre de réfugiées syriennes dans le centre ne portent pas de foulard.
 
En écartant les fauteurs de troubles, les autorités visent à donner un « signal clair ». An Luyten, de la Croix Rouge, estime que c’est le seul moyen pour éviter de nouvelles confrontations à l’avenir.
 

Une rixe non prévue, mais prévisible, dans un centre d’accueil en Belgique

 
« Nous avons été effrayés par cette bagarre massive. Elle a également pu traumatiser d’autres demandeurs d’asile, des femmes et des enfants. A vrai dire nous n’avions pas vu venir ces affrontements, alors que les disputes semblent avoir commencé plusieurs jours auparavant. Nous sommes entraînés cependant à ce type d’événements et lorsque nous constatons certaines tensions, nous sommes capables d’anticiper », a-t-elle déclaré.
 
Pas cette fois, en tout cas. Et le secrétaire d’Etat belge à l’Asile et aux migrations, Theo Francken, a qualifié la situation d’inacceptable. « Je trouve totalement intolérable que certains jeunes Afghans estiment nécessaire de dire à de jeunes Syriennes qu’elles doivent porter un foulard et cesser de s’habiller à l’occidentale. Ils viennent chez nous, ils sont nos hôtes, et non l’inverse. Ils doivent se conformer à nos règles. »
 
Il fallait y penser avant…
 

Anne Dolhein