Pour lutter contre les désordres qui ne manqueront pas d’accompagner la Coupe du monde de football prévue du 11 juin au 19 juillet 2026 dans trois pays d’Amérique du Nord, Mexique, Etats-Unis, Canada, les gouvernements des trois Etats ont choisi une de ces solutions pragmatiques qu’appelait de ses vœux l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin après les émeutes occasionnées par la victoire du PSG. Pas d’analyse sur les causes sociales du phénomène, sur l’autorité, l’éducation, l’origine des délinquants, une réponse technique : l’utilisation massive de chiens policiers robot. Comme quoi le désordre endémique, consciemment révolutionnaire ou non, permet à l’Etat policier d’avancer et d’habituer progressivement le public à ses réponses techniques.
Meute de robots chiens de Hyundai pour la Coupe du Monde
Par exemple, des chiens Spot de la société Boston Dynamics patrouilleront au stade AT&T d’Arlington, au Texas, selon le média Chron. Les réseaux sociaux, toujours sensibles et avides de rumeur leur prêtaient une capacité de reconnaissance faciale du public, faisant craindre un fichage généralisé : c’est un fake. Selon la direction de Boston Dynamics, ils seront utilisés pour « assister le personnel de sécurité dans l’examen d’éléments tels que les colis suspects ou autres matières potentiellement dangereuses ». Ils manœuvreront dans le cadre d’une vaste opération, « Security Spot » grâce à laquelle Hyundai, propriétaire de Boston Dynamics entend « devenir le premier et unique partenaire officiel à fournir en robots la Coupe du monde ».
Se servir du désordre pour habituer le monde à l’Etat policier
Au Mexique, trois stades d’accueil accueilleront quatre chiens robots baptisés K9-X qui patrouilleront en permanence sur le terrain en tant que premiers intervenants, sans qu’on connaisse la marque du fabriquant ni leurs capacités techniques exactes. Selon Wired, les robots interviendront en cas de bagarre ou de débordements liés à l’alcool afin de garantir la sécurité des policiers – ce qui, compte tenu de la réputation des supporters de football, est loin d’être improbable. Rien de bien méchant on le voit, de l’anodin et du justifié. Le temps d’habituer le spectateur amateur de technique à vivre dans un monde surveillé par des robots en guise de chiens policiers.











