La 56e Assemblée générale de l’Organisation des Etats américains (OEA), réunie du 22 au 24 juin dernier à Panama, a adopté une déclaration qui ne fait aucune référence à l’avortement, à l’euthanasie ou aux « droits sexuels et reproductifs ». Il s’agit, selon les défenseurs de la vie, d’une vraie victoire, fruit d’un travail d’influence qui a permis d’éviter l’ajout de ces termes dans le texte définitif.
L’affaire est d’autant plus intéressante que la tonalité de cette réunion et de son contexte historique est fortement franc-maçonne, la rencontre ayant été placée sous le signe du bicentenaire du Congreso Anfictiónico de Panama convoqué par Simón Bolívar en 1826.
L’intérêt, c’est que les partisans de la culture de mort ne pourront pas s’appuyer sur le soft power de l’OEA pour faire avancer leur politique dans les Etats membres.
C’est une vraie bataille qui a dû être menée, et sa réussite montre que la mobilisation peut ne pas être vaine. Cependant, cette victoire n’est ni définitive ni totale : de nombreux organismes et processus liés à l’OEA continuent de faire pression pour les avancées de l’avortement, de l’euthanasie ; en un mot, de l’arc-en-ciel.











