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Royaume-Uni : un juge prive une mère de ses deux petits garçons parce qu’ils dormaient dans son lit

Royaume Uni juge prive mère garçons
 
Jusqu’où ira l’ingérence des Etats modernes ? Socialistes dans leur approche de la famille et des droits parentaux même lorsqu’ils prétendent favoriser certaines libertés économiques, ils s’arrogent le droit de juger les pères et les mères jusqu’à les priver de leurs enfants pour des motifs parfois très légers. L’exemple qui nous vient du Royaume-Uni est celui d’une mère de deux garçons de moins de quatre ans : un juge des affaires familiales a décidé de les proposer à l’adoption parce qu’elle refusait de suivre les conseils de travailleurs sociaux qui l’avaient mise en garde contre le fait de les faire dormir dans son lit.
 
L’audience s’est tenue à huis clos mais on connaît au moins une partie des faits. Les services sociaux avaient été alertés par la découverte de bleus sur la jambe de l’aîné lorsqu’il avait quelques mois. Cela avait déclenché une procédure de « surveillance et de soutien ». Lorsque le cadet avait présenté à son tour des contusions et un poignet cassé, la surveillance s’était rapprochée dans un climat semble-t-il assez tendu, puisque la mère ne voulait rien entendre à propos de la manière dont elle couchait les garçons et les nourrissait.
 

Toute-puissance des services sociaux : un juge du Royaume-Uni décompose une famille

 
Le juge a indiqué que l’un des enfants avait été blessé involontairement par le « recours à la force excessive » de la part de son père et que l’autre avait probablement pris des coups parce que sa mère le traitait d’une manière « rude et abrupte ».
 
Dans le même temps, le juge Peter Greene a pris soin de noter qu’à son avis, il y avait bien assez de preuves pour montrer que les deux membres du couple aimaient leurs enfants et ne leur auraient pas délibérément fait de mal.
 
La sanction – la pire que puissent imaginer des parents – n’en est pas moins tombé. Après avoir été éloignés de leur père et de leur mère, les deux jeunes garçons ont été placés en vue de l’adoption, procédure plus simple en Angleterre qu’en France et pour laquelle le consentement des parents n’est pas exigé. Comme si cela n’était pas une violence bien pire pour ces deux frères que quelques bleus !
 

Une mère privée de ses petits garçons, placés pour l’adoption

 
Parmi les explications données par le juge Greene, il y a le fait que la mère des enfants « pense toujours savoir ce qui est le mieux ». Accusée d’être « brusque et d’employer la force physique » avec ses garçons, elle a eu en outre le tort de « prendre les travailleurs sociaux de haut », délit impardonnable. Car ce sont les travailleurs sociaux qui savent ce qui est le mieux…
 
Le juge a indiqué qu’il s’inquiétait pour la sécurité des enfants et que l’adoption était la seule solution « réaliste ». Vu de loin, il est évidemment difficile de vérifier si ce danger pour les enfants était réel : on ne peut pas exclure a priori. En revanche, le caractère radical du jugement ne fait pas de doute : c’est une décision totalitaire qui ne vise pas à protéger la famille mais à la disloquer. Il s’ajoute à une longue liste de cas semblables dans un Royaume-Uni ou les pouvoirs des services sociaux ne cessent de croître.
 

Anne Dolhein