Soulèvements, documentaire cher et long est sorti la semaine dernière à la gloire des Soulèvements de la Terre, organisation écolo-révolutionnaire interdite pour ses violences contre les agriculteurs et les gendarmes, et repêchée par un de ces arrêts dont les bobos révolutionnaires du Conseil d’Etat ont le secret. Le film donne longuement la parole aux agitateurs de l’association. On verra quel sera son succès en salle. Mais l’important est son financement et ses soutiens. Ont versé au pot France 2 Cinéma, le CNC, la région Nouvelle-Aquitaine, PROCIRE–ANGOA, ArteKino Production, la SACEM.
Sur le site de Soulèvements figure en outre une liste des organisations amies de Soulèvements. On y relève sans surprise ATTAC, Extinction Rebellion, Action Justice Climat et quelques autres du même acabit, avec un peu de surprise la Confédération paysanne. Et les « amis du film », sont bien intéressants. Amnesty, Banlieues climat, Collectif d’Actions Citoyennes, Conscience de Classe, Festival d’Avignon, Fondation Danielle Mitterrand, France Nature Environnement, Greenpeace, Fondation européenne pour le climat, Ligue des droits de l’homme, Médiapart, Politis, Théâtre National de Rennes, Sud Rail, Cinémas Utopia, Reporterre, Syndicat de la magistrature, GIEC, Le Monde diplomatique, Anticor, Blast, et la fête de l’Huma, plus quelques autres moins connus : la fine fleur de l’aile gauche de l’arc-en-ciel.
Il n’a échappé à personne, mais cela va encore mieux en le rappelant, que la plupart de ces organismes reçoivent de l’argent public, et que c’est donc vous qui subventionnez, grâce à un ruissellement qui dévale ce petit monde de révolutionnaires stipendiés, un film qui calomnie l’agriculture française et fait l’éloge de l’activisme illégal.











