Le Texas autorise la première clinique de détransition de genre

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Les malheureux qui, perturbés par le brouhaha psychologico-médiatique, se sont laissé prendre temporairement, en général avant l’adolescence et poussés par des proches idéologisés, par la dysphorie de genre, et ont fait une « transition de genre », sont de plus en plus nombreux à le regretter, quand la réalité s’impose à eux avec le temps qui passe. Hélas le mal étant fait, ils n’avaient rien ni personne jusqu’ici pour s’occuper de leur souffrance. C’est fini ou en passe de l’être. Une clinique de détransition de genre visant à réparer, dans toute la mesure du possible, les ravages de la transition de genre, doit ouvrir prochainement au Texas. Elle y est autorisée par une convention entre l’Etat du Texas et l’Etat fédéral des Etats-Unis. Une avancée considérable contre la barbarie de l’idéologie du genre.

 

Accord Texas/Etat fédéral contre l’affirmation de genre

L’accord entre l’Etat fédéral et l’Etat du Texas vise d’une part à supprimer les « soins d’affirmation de genre » dans les hôpitaux pour enfants, de l’autre à aider ceux qui ont déjà fait leur transition. C’est la clinique de détransition de l’hôpital de Houston qui sera la première à remplir cette dernière mission. Les services qu’elle proposera incluront notamment l’endocrinologie, la chirurgie, le conseil en fertilité, la psychiatrie, la psychothérapie et l’orthophonie. Elle va non seulement répondre à un besoin croissant mais rendre espoir à de nombreux patients qui ont déjà tenté la détransition mais se sont heurtés à toutes sortes d’obstacles légaux et médicaux.

 

Des cliniques pour ceux qui veulent la détransition

La question, comme souvent aux Etats-Unis, se présente sous la forme d’un contentieux juridique éventuellement judiciaire. Jusqu’ici en effet la loi ne facilitait nullement la détransition. Ceux qui la souhaitent se sont notamment heurtés à des délais de prescription protégeant les hôpitaux qui pratiquent les « soins d’affirmation de genre » pour les enfants. Le ministre de la justice des Etats-Unis, les procureurs généraux du Texas et de l’Ohio ont conclu un accord avec certains de ces grands hôpitaux, les libérant de tout soupçon sur la gestion de ces « soins d’affirmation de genre » en échange de leur engagement à cesser ces « soins », d’une part, et de l’autre à prodiguer des soins réparateurs à prix réduit ou gratuits aux patients souhaitant la détransition.

 

Cliniques de détransition : une réparation due

Les avocats de quelques patients en détransition ont salué cet accord. Mark Trammell, directeur général du Center for American Liberty, représente plusieurs d’entre eux en particulier : « La création de ces cliniques reconnaît que les personnes en transition inverse existent bel et bien, que leurs expériences comptent et qu’elles méritent des soins spécialisés. » Chloé Cole, l’une de ses clientes, a déclaré pour sa part : « L’ouverture de la clinique de détransition du Texas et les fonds alloués aux soins pour ceux d’entre nous qui en ont le plus besoin vont transformer un domaine des soins de santé cruellement négligé. » Elle avait quinze ans lorsqu’elle a reçu un traitement hormonal avant l’ablation des deux seins.

 

Le Texas en pointe sur la détransition de genre

Lorsqu’elle a regretté et demandé de l’aide médicale, on l’a renvoyé à la clinique spécialisée dans les questions de genre qui s’est déclarée bien sûr incompétente pour une détransition. Suivit une galère de cinq ans. La future clinique sera une planche de salut pour elle. D’autres, comme la Texane Soren Aldaco, ont fait leur détransition, mais en restent blessées à vie. Et ont subi un douloureux gymkhana judiciaire pour faire valoir leurs droits. Poursuivant les médecins qui lui avaient coupé les seins pour faute professionnelle, elle a d’abord été déboutée avant de gagner en appel devant la Cour d’Appel du Texas le 26 juin 2026. Son avocat, Josh Payne, estime que « de nombreuses personnes en “détransition” ont besoin de soins spécialisés pour le restant de leurs jours afin de faire face aux dommages causés par la perte de parties de leur corps et à la difficulté de fonctionner normalement ». Il juge nécessaire d’aller plus loin : « Les hôpitaux comme celui pour enfants du Texas devraient créer un fonds pour les victimes afin de couvrir les frais de soins à vie et de les indemniser directement pour leurs blessures. » Ce serait logique, du moment qu’en France la transition de genre est entièrement prise en charge par la sécurité sociale.

 

Pauline Mille