Sous Trump l’économie américaine va mieux (et la criminalité et l’immigration diminuent)

Trump économie américaine mieux
 

Donald Trump est actuellement présenté par à peu près tout le monde comme navigant à vue et allant d’absurdité en absurdité, que ce soit sur le plan international ou sur le front domestique. A l’approche des midterms début novembre, ces élections de mi-parcours où il est présenté comme devant presque certainement perdre sa majorité à la Chambre des représentants, les grands médias de gauche comme de droite lui réservent un traitement inverse à celui qui avait entouré Joe Biden : Joe Biden, dont la santé mentale déclinait à vue d’œil, allait bien, merci, tandis que Trump est présenté comme un aliéné sénile. Dans le même temps, les médias alternatifs de droite n’ont de cesse de le ridiculiser.

Mais quoi que l’on pense de sa politique de guerre – et l’activation des Houthis par l’Iran en dit long sur les objectifs de ce régime islamiste – il faut cependant bien reconnaître qu’aux Etats-Unis, les choses vont plutôt mieux qu’avant son arrivée.

Tel est le thème d’une chronique de Chris Ruddy, fondateur et PDG du média américain qui monte, Newsmax : « L’ascension de Trump profite à tout le monde. »

 

Sous Trump, l’économie américaine va mieux malgré la « pagaille » héritée de Biden

Voilà un peu plus de 18 mois que Trump a récupéré le pouvoir aux Etats-Unis, rappelle Chris Ruddy, et il souligne combien d’indicateurs sont aujourd’hui soit au beau fixe, soit en amélioration, et ce en dehors de la part d’esbroufe et de spectacle qui peut entourer la campagne informelle des midterms.

Les actions ont nettement augmenté en valeur, Nasdaq Composite a gagné quelque 13 % pour l’année, tandis que le S&P 500 a grimpé de 12 % et le Dow Jones de 9 %. Si on compare avec janvier 2025, les pourcentages de progression tournent plutôt entre 20 et 34 % selon les marchés.

Voilà qui reflète la confiance, affirme Ruddy : « Les marchés sont tournés vers l’avenir, et des gains soutenus d’une telle ampleur témoignent d’une forte confiance à l’égard des entreprises américaines, de la croissance économique et de Trump lui-même. »

Le mille-feuille administratif semble vraiment en voie de démantèlement. A l’origine, rappelle Ruddy, les administrations avaient pour objectif de désigner dix réglementations devant être éliminées pour chaque nouvelle règle imposée. Selon la Maison-Blanche, l’élimination réellement effectuée concerne 129 réglementations pour chaque nouvelle règle mise en place.

La One Big Beautiful Bill, entrée en vigueur en juillet 2025, a joué sur la baisse des impôts et taxes, tout en augmentant les crédits d’impôt enfant et en éliminant les taxes sur les pourboires et les heures supplémentaires. « La Maison Blanche a, à juste titre, fait de ces baisses de taxes la pièce maîtresse de son programme de croissance », commente Chris Ruddy.

 

L’inflation liée aux prix du pétrole – et à la politique de la Fed dénoncée par Trump

On parle beaucoup de la perte du pouvoir d’achat et de l’inflation. Selon Ruddy, elle est notamment imputable à la décision de Biden d’injecter 7.000 milliards de dollars dans l’économie, renforçant la demande et favorisant une inflation inédite depuis les années 1970, avec une perte de pouvoir d’achat du dollar de 25 %. « Lorsque Trump est revenu au pouvoir en 2025, il a hérité d’une véritable pagaille », écrit Ruddy. Impossible d’y mettre de l’ordre en quelques mois. Et de donner les chiffres : la pression inflationniste a baissé nettement pour atteindre 2,4 % en août en inflation sous-jacente, « et cette montée des prix est due essentiellement aux coûts de l’énergie ». « Elle semble relever d’un problème temporaire, plutôt que d’être l’effet d’une économie domestique en surchauffe », selon Ruddy.

Le marché du travail est également en bonne santé, assure l’éditorialiste, avec 162.000 emplois nouveaux en août, un chômage à 4,1 % et une augmentation moyenne des salaires horaires de 3,1 % en 12 mois.

La criminalité a également chuté, avec – 9,3 % sur le front des crimes violents en 2025. On n’avait rien vu de tel depuis 1936, note Ruddy, avec notamment 18,1 % de chute du nombre de meurtres et d’assassinats, et c’est une tendance qui se confirme en 2026.

 

La politique d’immigration et la criminalité américaines vont mieux aussi

Il a suffi de la politique choisie par Trump, qui a sécurisé les frontières par lesquelles plus de 10 millions de clandestins étaient arrivés dans le pays sous Biden, quasiment du jour au lendemain.

On apprend d’ailleurs au même moment que les juges de l’immigration ont rejeté 94 % des demandes d’asile en juin 2026, sur plus de 14.000 requêtes. Seules 771 ont été accordées, du jamais vu, et cela, en raison d’une mise en œuvre stricte de l’application effective des lois existantes demandée par l’administration.

Il y a certes des « vents contraires » : les prix de l’essence et du pétrole grimpent, mais il ne s’agit ni d’échecs économiques systémiques ni de problèmes permanents, écrit-il. A noter que le prix du gasoil était au 14 septembre de 1,43 dollars le litre aux Etats-Unis… Et Trump vise une multiplication par 4 de la capacité nucléaire américaine d’ici à 2050.

Chris Ruddy dénonce la décision de la Fed, la Banque fédérale américaine, qui vient d’augmenter son taux de base dans la fourchette de 3,5 à 3,75 % : « Si c’est une réaction à un choc lié à l’approvisionnement en pétrole en augmentant les taux d’intérêt, comme le font certaines banques centrales européennes, nous allons au-devant de réels problèmes économiques. Une hausse des taux ne permet pas de produire ne serait-ce qu’un seul baril de pétrole. Elle peut toutefois rendre plus coûteux les crédits immobiliers, l’achat de voitures, les investissements des entreprises et les emprunts publics. »

 

Trump a hérité d’une dette fédérale accumulée sur 4 décennies, mais il réduit le poids de l’impôt

Et Ruddy conclut :

« La Fed devrait envisager de contrebalancer l’inflation liée au choc de l’offre pétrolière en réduisant les coûts pour les consommateurs et les entreprises grâce à une baisse des taux d’intérêt globaux.

« Cela contribuerait également à alléger le fardeau effrayant que représente le service de la dette américaine.

« La dette nationale a dépassé les 40.000 milliards de dollars. Le Bureau du budget du Congrès prévoit des charges d’intérêts fédérales nettes de plus de 1.000 milliards de dollars cette année et de 2.100 milliards de dollars d’ici à 2036.

« Ce n’est pas Trump qui a accumulé cette dette fédérale au cours des quatre dernières décennies, mais c’est à lui qu’il revient désormais de s’en occuper.

« Donald Trump a toujours donné le meilleur de lui-même lorsqu’il s’agissait de résoudre des problèmes que d’autres jugeaient insolubles. »

On pourrait attribuer l’optimisme de Chris Ruddy à sa proximité et à son admiration pour Donald Trump, dont il ne fait pas mystère. Cela dit, il propose des chiffres et des faits. Et on pourrait regarder avec une certaine envie la pente ascendante dont il témoigne.

 

Jeanne Smits