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Trump n’a (encore) rien changé à la politique de surveillance des frontières d’Obama :
« Attrapez-les, relâchez-les »

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Plus de six mois ont passé depuis l’investiture de Donald Trump mais à la frontière mexicaine des États-Unis, la politique à l’égard des clandestins n’a guère changé, s’il faut en croire les agents de contrôle du Border Patrol. Eux qui se plaignaient amèrement des ordres donnés par Obama – « Attrapez-les, relâchez-les » – pour éviter l’engorgement des prisons montent de nouveau au créneau pour dénoncer le protocole d’ouverture des frontières qui n’a pas été modifié et qui ne serait pas près de l’être. Encore une promesse non tenue ?
 
Il y a certes un point positif. Depuis l’arrivée au pouvoir du nouveau président, le nombre d’entrées illégales sur le territoire américain depuis le Mexique a chuté. Mais si les paroles présidentielles, ainsi que des mesures prises pour faire respecter les lois d’immigration, ont eu pour effet de faire diminuer les tentatives des candidats à l’immigration clandestine, cet état de choses ne devrait pas durer, selon la police des frontières, étant donné que l’administration Trump n’a en vérité pas fait de modifications notables dans la politique de contrôle des frontières.
 

« Attrapez-les, relâchez-les » : la politique d’Obama continue sous Trump

 
Selon Brandon Judd, un agent du Border Patrol, « la politique d’Obama, “attrapez-les, relâchez-les” continue incontestablement, et notre gouvernement lâche des étrangers clandestins dans les communautés américaines ». Dans son entretien avec Breitbart, il précise que les modalités de la procédure ont changé quelque peu et qu’on n’atteint pas le même nombre que sous Obama, « mais cela se produit toujours » : « Sous Trump, ICE (Immigration and Customs Enforcement, la police de l’immigration et des douanes) retient davantage d’illégaux que sous Obama, mais ne vous y trompez pas, ICE relâche toujours bon nombre d’étrangers clandestins au sein des communautés américaines. Les Américains doivent le savoir ».
 
Breitbart, le site d’informations qui a soutenu sans faillir la candidature de Trump à la présidence, souligne que celui-ci a bel et bien demandé la fin de la politique « attrapez-les, relâchez-les » mais que le protocole supposément obsolète continue d’être mis en œuvre. Ainsi le Daily Caller lui-même, annonçant la fin de cette politique, affirme que 27 % des clandestins interpellés étaient retenus sous Obama, contre 61 % sous Trump, fin mars – ce qui laisse subsister un nombre considérable de remise en liberté.
 

La surveillance des frontières sous Trump n’a pas changé de nature

 
Pour Brandon Judd, il y a matière à s’inquiéter : les Américains « doivent savoir qu’une diminution du nombre de remises en liberté d’étrangers illégaux ne signifie pas la fin du programme » qui selon lui s’exécute exactement de la même manière que sous Obama.
 
Qu’un site aussi favorable à Trump que Breitbart publie cela est significatif.
 

Anne Dolhein