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Trump en héraut des souverainetés face à l’OMC, au TPP et au globalisme dominé par la Chine

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La dénonciation par Donald Trump du Traité de partenariat transpacifique (TPP) et sa tournée en Asie constituent des revers pour les globalistes menés par la Chine communiste appuyée par les oligarchies et médias occidentaux. Au sommet Asie-Pacifique, le président a opposé l’intérêt de l’Amérique aux tentatives commerciales hégémoniques et supranationales portées par Pékin. Le président américain, le 10 novembre au sommet de l’APEC à Danang au Vietnam, a fustigé les accords de pseudo-libre échange tels que ce TPP, les accusant d’abattre les souverainetés nationales, les libertés et les autonomies.
 

Trump met un terme aux accords commerciaux multilatéraux comme le TPP, et privilégie le bilatéralisme

 
Il n’y aura plus d’accords commerciaux multilatéraux qui « nous lient les mains » ou « mettent à bas notre souveraineté », a lancé Donald Trump, qui a cité comme contre-exemple l’Union européenne, régime supranational encouragé par l’establishment globaliste, « doté d’une bureaucratie internationale et de tribunaux échappant au contrôle des citoyens comme des législateurs élus », analyse Alex Newman sur thenewamerican.com. Trump prône au contraire un monde d’accords bilatéraux.
 
Les prises de position de Donald Trump contrastent avec celles du quasi-dictateur communiste chinois Xi Jinping qui, juste après l’intervention du président américain, s’est posé en gardien du Nouvel Ordre Mondial, a défendu une « globalisation » aggravée, louant le multilatéralisme et clamant que le processus était « irréversible ». Les médias dominants, ceux contrôlés par la dictature communiste chinoise comme les mastodontes discrédités de « l’information » occidentale, se sont gargarisés de la propagande posant Xi Jinping comme le leader du Nouvel Ordre Mondial et d’un supposé recul américain.
 

Pour Trump, il faut d’abord défendre la souveraineté face au globalisme

 
Reste que pour Trump, il paraît aussi important de se méfier de ses amis que de ses ennemis. Tout au long de sa tournée asiatique, le président américain a été accompagné par des caciques du marécage globaliste, prêts à jeter les Etats-Unis aux poubelles de l’histoire du moment que leurs intérêts immédiats et financiers sont satisfaits. Des mandarins de Goldman Sachs aux patrons des multinationales, ils étaient là, avec les globalistes de l’administration Trump comme l’ancien directeur de Rothschild et actuel secrétaire au Commerce, Wilbur Ross. Leur donnant le change, Trump s’est répandu en louanges sur certains totems mondialistes, tel l’accord multilatéral asiatique ASEAN qui tente de prendre exemple sur l’Union européenne. Trump a aussi favorisé des accords entre de nombreuses entreprises américaines et des entités chinoises contrôlées par le régime.
 

« L’Amérique d’abord », avec des échanges « honnêtes et réciproques », plaide Trump face à la Chine

 
Reste que l’intention est déterminante. En affirmant à Danang « Je me préoccuperai toujours d’abord de l’Amérique, de la même façon que chacun de vous dans cette salle se préoccupe d’abord de son propre pays », Trump a prévenu qu’il ne laisserait plus les Etats-Unis se faire duper. En même temps, il a poliment insisté devant les dictateurs présents, sur l’importance du respect de l’Etat de droit et des libertés individuelles, et sur sa vision de nations souveraines coopérant entre elles. « Je passerai des accords de commerce bilatéraux avec toute nation qui souhaite être notre partenaire et respecte les échanges honnêtes et réciproques », car, a-t-il expliqué, « nous ne souscrirons plus à des accords généraux qui nous lient les mains, nous font renoncer à notre souveraineté et imposent des obligations insensées pratiquement impossibles à réaliser ». Symétriquement, il a assuré qu’il n’entendait pas mettre en cause l’identité de ses partenaires : « Nous respecterons votre indépendance et votre souveraineté. Nous voulons que vous soyez forts, prospères, autonomes, enracinés dans votre histoire et ouverts à l’avenir ».
 

Le TPP, un projet de traité dont les réglementations pléthoriques auraient bridé les libertés

 
De fait le TPP, qui se pose en accord général de libre échange, ne garantit en rien la liberté, bien au contraire. Comme tous les traités de ce genre – type marché unique européen ou projet de traité de libre-échange de l’Atlantique Nord TTIP –, il imposerait des milliers de pages d’une réglementation supranationale pullulante et la bureaucratie pour l’appliquer. « S’il s’agissait vraiment de liberté, l’avalanche dictatoriale de règles globalistes concoctées par les lobbies n’existerait pas », commente Alex Newman. En fait, derrière cet oxymore se cache la volonté d’anéantir les souverainetés et le droit des peuples à se gouverner, comme l’illustre la « construction européenne », forteresse technocratique imposant, outre son marché unique, sa pensée unique et son multiculturalisme – ou « déculturalisme » – unique.
 
Le Washington Post, devenu spécialiste des informations bidonnées, a tenté de se raccrocher aux branches en inventant un TPP maintenu sans les Etats-Unis, rassemblant les onze autres pays qui « coopéreraient » entre eux. De fait ces gouvernements ont tenté une nouvelle version du traité, rebaptisé « Accord général et graduel pour un partenariat transpacifique » (CPATPP). Mais, en dépit des délires du Washington Post, les commentateurs crédibles admettent qu’il ne s’agit, comme l’a écrit l’éditorialiste Néo-zélandais Ric Stevens, que « de l’ombre de son prédécesseur (…) au futur incertain ».
 

Trump dénonce l’OMC qui couvre le dumping, les subventions et les manipulations monétaires

 
Notons enfin le réquisitoire de Trump contre l’Organisation mondiale du commerce. « L’OMC ne peut fonctionner que si chaque membre applique ses règles et respecte les droits souverains des autres », a-t-il lancé, allusion claire aux distorsions de concurrence dues par exemple à la concurrence déloyale d’entreprises étatisées face aux entreprises privées américaines. Il visait « le dumping, les productions subventionnées, les manipulations monétaires ou la prédation industrielle », soit le moins-disant salarial et environnemental, les aides publiques, la sous-évaluation du yuan chinois ou l’appropriation illégale de savoir-faire à grande échelle.
 
Le problème reste celui-ci : Trump paraît bien seul dans son combat. Xi Jinping, sa « globalisation économique » et son « multilatéralisme », masques du suprémacisme chinois, sont soutenus par l’establishment financier et politique à Washington, Londres, New York, Berlin et, plus encore, par la France de M. Macron.
 

Matthieu Lenoir