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Nigel Farage dénonce l’accord TTIP (l’ex-TAFTA) et ses conséquences sur l’économie des pays européens, mais oublie le mondialisme

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Les critiques contre l’accord TAFTA (Transatlantic Free Trade Area) ou Parternariat transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP), nom technique du traité en cours de négociation, semblent avoir porté. Mercredi dernier, le président du parlement européen, Martin Shulz, a annoncé le report du débat sur les tribunaux arbitraux prévus par le traité transatlantique. Nigel Farage, figure de proue d’UKIP (le parti de l’indépendance du Royaume-Uni) s’en est félicité – et en a profité pour dénoncer une nouvelle fois les conséquences néfastes du traité sur l’économie des pays européens. Il a tout dit – sauf l’objectif réel du TTIP : un traité de libre-échange parmi d’autres dans le cadre d’un mouvement global de grande régionalisation économique dont le but est le mondialisme, la gouvernance globale.
 
Le report vient contrarier – un peu – les manœuvres des plus évidents adeptes de celle-ci. En début de semaine, les membres mondialistes du G7 appelaient de leurs vœux l’adoption rapide du traité TTIP, tandis que David Cameron insistait pour que l’accord soit passé « dans les six mois ».
 

Nigel Farage dénonce TAFTA et la domination des multinationales sur les économies européennes

 
Pour Nigel Farage, le report permettra à davantage d’Européens de se pencher sur les dangers du TTIP. Comme celui-ci : le traité entraînera la domination des multinationales sur les économies européennes, affirme-t-il. Il s’est félicité que les syndicats réagissent (enfin) contre ce traité, et mettent en garde les travailleurs britanniques du danger imminent.
 
Le chef de file eurosceptique s’est même amusé de la réaction, qu’il qualifie d’opportuniste, d’Andy Burnham, tête du parti travailliste britannique. Ce dernier avait affirmé plus tôt que le parti du Labour devait s’opposer au TAFTA dans sa forme actuelle, et précisé qu’il n’est pas normal que les travailleurs britanniques soient remplacés par des personnes qui ne parlent pas l’anglais.
 
« Pouvez-vous imaginer l’ampleur de l’indignation si j’avais dit une chose pareille ? », a commenté Nigel Farage.
 
Rappelant qu’il a toujours été favorable au libre-échange, il voit dans le cas du TIPP une « manipulation ». Pour Farage, la nouvelle diminution des droits de douane va profiter aux seules multinationales.
 

Le but du TIPP n’est pas la domination des multinationales, mais l’avènement du mondialisme

 
« L’accord TAFTA veut passer pour une mise en place du libre-échange, mais en réalité il ne s’agit pas de cela. Il a pour but l’harmonisation, la standardisation et la mise en place d’un marché dans lequel les multinationales pourront dominer », a-t-il commenté.
 
Nigel Farage a raison pour l’avenir proche. Mais le but ultime de ce traité n’est pas la domination des multinationales, mais bien la mise en place d’un gouvernement mondial, régulièrement appelé de leurs vœux par les mondialistes, grâce à une « intégration » économique régionale qui amène une intégration politique.
 
C’est bien l’économie qui est visée en premier, mais son unification entraîne rapidement tout le reste : le procédé est bien connu des membres de l’Union européenne. On aboutit au mondialisme socialiste ou au socialisme mondial. C’est ce qui explique sans doute la lenteur des socialistes à réagir, même lorsqu’il s’agit de défendre les travailleurs, ne serait-ce que sur le papier.
 

Béatrice Romée