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Stérilisation : l’inquiétude des évêques kenyans persiste malgré les tests sur les vaccins anti-tétanos

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Alors que les résultats des tests montreraient qu’une majorité des échantillons de vaccin contre le tétanos ne contiennent pas d’agents de stérilisation, les évêques catholiques du Kenya et certains médecins continuent de penser que la campagne de vaccination menée conjointement par le gouvernement kenyan et les Nations unies pourrait être une campagne de stérilisation déguisée.
 
Ils continuent à alerter l’opinion publique alors même que Robert Walley, un médecin qui avait relayé les inquiétudes des évêques l’automne dernier, pense désormais que leurs peurs sont infondées. Il affirme en effet que les traces de l’agent de stérilisation trouvées dans certains échantillons sont bien trop faibles pour pouvoir stériliser une femme.
 

Trois des neufs premiers échantillons de vaccin anti-tétanos contiennent un agent de stérilisation

 
Plus tôt cette semaine, les premiers résultats des tests menés par des médecins du gouvernement et de l’Eglise catholiques ont révélé que seuls trois des 59 échantillons de vaccins contenaient cet agent de stérilisation, le HCG.
 
Les médias locaux ainsi que le Service Catholique d’Informations ont immédiatement affirmé que ces résultats résolvaient le problème. Mais mercredi, la conférence des évêques du Kenya a publié un document en 19 points pour mettre en question ces tests et exposer ses raisons pour demander qu’aucune campagne de vaccination ne soit menée sans que les vaccins aient été testés sérieusement et déclarés sains.
 
Signé par le président de la conférence épiscopale, le Cardinal John Njue, ce document affirme qu’aucun des 50 échantillons que le gouvernement a soumis à ces tests ne provient des lots utilisés lors des deux premières injections de cette campagne qui en comprend cinq. En revanche les neufs échantillons présentés par les évêques en comprennent trois qui contiennent du HCG, utilisé précédemment dans des campagnes de stérilisation à Mexico et en Amérique du Sud.
 

Les évêques dénoncent une attitude suspecte du gouvernement du Kenya

 
Le document affirme également que le test devait examiner un nombre égal d’échantillons choisis par le gouvernement et l’Eglise. Mais lorsqu’il a été montré que trois des neuf échantillons contenaient du HCG, le gouvernement a ajouté 10 puis 40 échantillons sortis de ses laboratoires : « Cela a été fait pour diluer les trois échantillons positifs sur les neuf que nous avions » déclare le document.
 
Les évêques affirment également que le Ministère de la santé a soutenu avoir testé les vaccins. Ses échantillons n’avaient pas été ouverts et il n’a pas été en mesure de produire les résultats de ces tests.
 
Ils affirment enfin que le rapport du comité a été reporté d’une semaine pour y inclure les résultats des 40 derniers échantillons fournis par le gouvernement…
 
Un comportement effectivement suspect alors qu’il est bien établi que des campagnes de stérilisation ont déjà eu lieu en Inde, soutenues par l’USAids, ou en Amérique du Sud…