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Vincent Lambert, Bonnemaison, Conseil d’Etat : l’euthanasie menace
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Vincent Lambert euthanasie, Bonnemaison, Conseil d’Etat : l'euthanasie menace

La cour d’assise des Pyrénées atlantiques a acquitté le docteur Bonnemaison, qui avait tué sept de ses patients. Le Conseil d’Etat a décidé l’arrêt des soins de Vincent Lambert. Le système politique et judiciaire a décidé d’instituer l’euthanasie en France, largement relayé par les médias.
 
Incroyable. Le conseil d’Etat est donc allé fouiller dans le passé de Vincent Lambert pour savoir ce qu’il pensait du maintien en vie d’une personne dépendante. Et il en tire la conséquence qu’il faut « faire la volonté » du malade en le laissant mourir.
C’est un pur délire qui ne tient compte ni du droit ni de la nature humaine.
Le droit : en admettant que des opinions aient été émises oralement, elles n’ont nulle valeur juridique.
 
Et même s’il était établi que ce fut la conviction constante de Vincent Lambert, elle serait de nul effet : le droit au suicide n’existe pas en France.
 

Contre Vincent Lambert, une volonté d’euthanasie arbitraire

Surtout, ces paroles ont été prononcées alors que l’homme était en pleine santé : un fait nouveau est survenu depuis, l’accident, qui change tout du point de vue juridique, et surtout du point de vue moral. Quand on est soi-même gravement blessé, on change de point de vue.
 
Le témoignage de Philippe Pozzo di Borgo, que nous donnons par ailleurs à reinformation.tv, est à cet égard capital
 
Ce tétraplégique qui a inspiré le film Intouchables a connu lui aussi le coma profond, la dépression, la dépendance, et il se proclame heureux qu’on ne l’ait pas laissé mourir.
 
La morgue des juges du Conseil d’Etat relaie l’assurance du docteur Kariger, lequel a refusé de discuter au fond avec tous les experts neurologues de l’état réel de Vincent Lambert. Le professeur Xavier Ducros, qui a examiné le malade, a décelé un minimum de conscience et de motricité, qui le rend capable de déglutir par exemple. On est donc en présent d’une volonté délibérée d’euthanasie arbitraire.
 

Une jurisprudence fondée sur l’arrêt du Conseil d’Etat et l’acquittement de Bonnemaison

Les médias, en taxant d’ « obstination déraisonnable » le fait d’alimenter Vincent Lambert, en relayant de préférence son neveu et son épouse, en discréditant ses parents, ont fait le choix de l’euthanasie. Et ils trouvent une certaine résonance dans le public.
 
L’acquittement du docteur Bonnemaison par la cour d’Assise des Pyrénées atlantiques a été acclamé, malgré les sept morts, malgré les actes illégaux, malgré le Conseil de l’ordre. Un médecin qui tue ses patients est approuvé par le système et par une partie du peuple.
 
L’accusation, relayant de grands témoins de moralité tels Bernard Kouchner ou Jean Léonetti, avait d’ailleurs requis le minimum, en disant à Bonnemaison dans son réquisitoire : « Vous n’êtes pas un assassin ».
 
Quant à l’avocat du docteur, il n’y a pas été par quatre chemins. Il s’est adressé à « la justice qui montre le chemin à la loi ». Et il l’a adjuré de « faire accélérer l’histoire ».
 
C’est clair, le lobby humaniste veut produire au plus vite une loi légalisant l’euthanasie, en se fondant sur l’acquittement de Bonnemaison et l’arrêt du Conseil d’Etat dans l’affaire Vincent Lambert. Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, a estimé que l’affaire Bonnemaison confortait la volonté du gouvernement de « faire évoluer le cadre législatif ».
Au nom de la dignité et de la compassion, il va devenir tout à fait bien de tuer l’innocent. C’est ce que la république appelle progrès.