Les BRICS défient la finance internationale

Les BRICS défient la finance internationale
 
Le sommet des BRICS à Fortaleza, la capitale de la province du Nordeste au Brésil n’a pas seulement accouché d’une banque de développement, mais aussi d’un fonds de réserve pour des interventions urgentes sur les marchés financiers. Ce fonds révèle au grand jour la détermination du Brésil, de l’Inde, de la Russie, de la Chine et des pays qui s’associent à leur démarche à contrer la Haute finance occidentale.
 
A quoi servira-t-il en effet ? Principalement à deux choses.
 
D’abord à éviter les attaques spéculatives contre la monnaie d’un pays dont la balance des paiements subit des pressions. Ensuite à éviter l’assèchement des liquidités en cas de retrait massif de capital. En d’autres termes, il ôte aux grands investisseurs et à leur commanditaires politiques leurs deux principales armes d’intimidation. Le vice-gouverneur de la banque centrale indienne, Urjit Patel, l’a d’ailleurs avoué presque sans détour : « C’est un important signal de ce que les BRICS veulent prendre la tête d’un changement  de façon de voir l’architecture financière du monde. »
 
Autrement dit, se défaire de la tutelle occidentale.