Hier, le Parlement européen a voté en commission des libertés civiles un texte visant à faciliter la détention et l’expulsion des clandestins déboutés de leur demande d’asile. La « plateforme majoritaire » s’est divisée, puisque le PPE « conservateur », allié aux libéraux de Renew et aux sociaux-démocrates (S&D), a cette fois voté contre eux et pour ce « durcissement ».
Si les sociaux-démocrates s’indignent d’un vote « réduisant les droits » des clandestins, François-Xavier Bellamy (chef de la délégation LR, PPE) a déclaré : « Après des mois de négociations, ce vote va nous permettre de reprendre le contrôle sur la politique migratoire. »
Sur X, Marion Maréchal souligne que « ce n’est pas parfait, mais ce sont des progrès considérables qui tranchent avec le laxisme ayant prévalu jusque-là » et détaille les nouveautés de ce texte : « possibilités de centres d’expulsion dans les pays tiers ; détention des clandestins permises pendant 24 mois et plus si les circonstances le justifient ; interdiction d’entrée sur le sol européen sans limite de temps ; possibilité de fouiller et saisir les biens (papiers d’identité, téléphone…) du clandestin sans son accord afin d’identifier son pays d’origine ; l’appel d’une décision d’expulsion ne suspend plus l’organisation de l’expulsion ».
Reste que le texte doit encore être adopté par le Parlement en séance plénière, et surtout être ensuite appliqué par les Etats.











