Cela s’est passé à l’heure du laitier. On sonne à la porte. X, femme de militaire en OPEX, découvre deux gendarmes en ouvrant. Elle craint le pire : ils viennent lui annoncer que son époux… Heureusement non, mais leur démarche est étrange. Ils la convoquent au commissariat pour… défaut de scolarisation des enfants ! Une accusation loufoque dont elle se justifiera : ses enfants fréquentent une petite école privée hors contrat.
Comme elle, d’autres parents de la même école sont convoqués, interrogés séparément, le mari et la femme ; on prend leurs empreintes et leur photo pour l’identité judiciaire, comme pour les suspects de délits graves. Plus généralement, notre confrère Boulevard Voltaire a mené une enquête fouillée : le privé hors contrat est l’objet « d’inspections » sauvages de la part du ministère de l’Education nationale, qui débarquent en commandos de 15 agents, prennent des photos, ouvrent les casiers de force, vident les cartables des élèves.
Et posent des questions inquisitoriales aux adolescentes : parlez-vous de sexualité en famille ? Quelle est votre opinion ? Que lisez-vous ? Une politique acharnée contre le privé, spécialement le privé hors contrat qui a d’excellents résultats mais n’a pas les moyens de se défendre contre l’Etat totalitaire. Lequel excipe de l’affaire Bétharram, vieille de dizaines d’années, pour justifier ses méthodes policières, alors qu’il est totalement incapable de faire la pleine lumière sur les réseaux pédophiles dans l’école publique à Paris aujourd’hui.











