La virulence exceptionnelle des médias de grande diffusion et des politiques à propos de la vieille affaire Bétharram, et d’une manière générale sur les faits de pédomanie relevés dans l’Eglise catholique a tout d’un contre-feu. Il prétend protéger à la fois l’Etat, qui a le quasi-monopole de l’instruction publique, et l’idéologie arc-en-ciel qui produit, à l’école publique, dans le périscolaire – Paris en est une illustration criante et malheureuse –, dans le sport, les publications et spectacles, un esprit de débauche qui n’épargne pas l’enfance. La pédomanie n’est pas un dommage collatéral mais une manifestation systémique de la révolution arc-en-ciel. C’est pourquoi l’association Transparence Républicaine parle « d’omerta » et vient de saisir officiellement le Procureur de la République. A l’autre bout du spectre arc-en-ciel, l’idéologie transgenre imposée aux enfants vient de faire annuler un colloque scientifique prévu au Collège de France.
Pédomanie systémique du périscolaire à Paris : Grégoire fuit
L’affaire de la pédomanie dans le périscolaire des établissements publics de Paris est exemplaire. Tout le monde est d’accord sur les faits. 78 « animateurs » ont dû être mis à pied du fait de leurs agissements. Il ne s’agit nullement de faits isolés mais d’une question systémique liée au recrutement, donc de véritables réseaux. Le nouveau maire, Emmanuel Grégoire, vient d’ailleurs d’annoncer en conseil de Paris un vaste plan de lutte. Mais deux choses sont à noter. D’abord, l’Etat n’a pas lancé de procédure judiciaire, alors qu’il est partie prenante, l’Education nationale étant l’organisme de tutelle. Ensuite, le nouveau maire, alors responsable du recrutement dans l’équipe municipale, a refusé toute mission trans-partisane d’enquête, afin de se protéger. Il a même parlé de « surréaction » au problème, ce qui est un beau culot ! En somme, les représentants officiels progressistes de la puissance publique manifestent, par leur immobilité ou leur refus, qu’ils ne veulent pas vraiment toucher au système tel qu’il existe.
Avec EVARS l’Etat produit-il de la pédomanie ?
L’affaire du programme EVARS n’est pas moins grave. Quand le ministère de l’Education nationale a décidé de l’imposer à tous les élèves de France (seules quelques écoles libres hors contrat y échappent) l’European Center for Law and Justice a d’abord saisi le Conseil d’Etat, complètement vérolé par l’idéologie arc-en-ciel, qui a rejeté son recours. L’ECLJ a ensuite saisi l’ONU en dénonçant « un programme de promotion de la sexualité précoce, qui pousse les enfants à faire tout type d’expérience, y compris le questionnement de genre en faisant du consentement et du désir les seuls axiomes de moralité à respecter ». Et en expliquant : « Le gouvernement a choisi d’imposer ce programme à tous les établissements scolaires au mépris du droit fondamental des parents, les premiers éducateurs, de donner à leurs enfants une éducation conforme à leurs convictions religieuses et philosophiques. (…) Face à ce déni de droit, l’ECLJ va porter la requête de ces associations à l’ONU pour faire respecter la morale et les droits des parents. »
L’idéologie arc-en-ciel à l’œuvre à l’Education nationale
Les gouvernements successifs d’Emmanuel Macron demeurent dans la logique que prônait le ministre de l’Edcation nationale Vincent Peillon sous Hollande : le catholicisme n’est pas compatible avec la République, et « la laïcité » doit être « la religion de la République ». C’est la vision politique et religieuse de la franc-maçonnerie, qui anime l’idéologie arc-en-ciel et n’a jamais cessé d’être promue par le ministère de l’Education nationale depuis au moins quarante ans. C’est elle aussi qui a présidé à l’installation forcée du programme EVARS. Or non seulement EVARS est doublement nocif en principe, parce qu’il exclut le catholicisme et parce qu’il promeut la chienlit chez les enfants, mais encore il est l’occasion de placer dans le circuit les copains et les coquins de l’arc-en-ciel.
L’Etat recrute un pédomane condamné sans poursuivre les autres
C’est ainsi qu’en septembre 2025 un conseiller pédagogique référent d’EVARS a été recruté par l’académie de Montpellier et immédiatement suspendu après que Médiapart eut révélé qu’il s’agissait d’un ancien directeur d’école condamné à de la prison avec sursis et interdit de contact avec des mineurs pour avoir détenu des films pédo-pornographiques. La condamnation n’avait fait l’objet d’aucune inscription au casier judiciaire ni dans aucun fichier concerné, car elle n’est automatique que pour une peine encourue maximale supérieure à cinq ans. Le député Identité-Liberté Anne Sicard, qui a levé le lièvre, a demandé une modification et soutient « le fait d’exiger tous les trois ans pour tous les personnels et professeurs, tous ceux qui sont en contact avec les enfants, qui sont en charge de contenus pédagogiques, de présenter une attestation d’honorabilité ». C’est bien le moins, mais rien n’est en route. L’Etat, le système, crient contre Bétharram pour discréditer l’Eglise, mais ne font rien pour soustraire les enfants à la chienlit systémique que l’idéologie arc-en-ciel produit.
Collusion systémique entre Etat, médias et intelligentsia
La connivence systémique ne se limite pas aux municipalités progressistes ni à un Etat aussi paresseux sur certains dossiers qu’il est hystérique sur d’autres. Certains médias y participent. C’est ainsi que l’émission Cash Investigation d’Elise Lucet sur France 2, qui enquêtait sur les méfaits pédomanes dans les écoles publiques de la ville de Paris, s’est rendue coupable de non dénonciation de faits qu’elle a mis au jour mais ne voulait pas déflorer avant la diffusion du reportage, afin d’en garder l’exclusivité. Et l’affaire du Collège de France, si elle est pratiquement moins grave (aucun enfant n’a été maltraité), est intellectuellement terrible : elle montre la collusion systémique entre l’attaque contre l’enfance et l’idéologie arc-en-ciel.
Les enfants forcés de choisir leur identité et leur sexualité
Un colloque devait avoir lieu au Collège de France sous son parrainage et celui du Haut-Commissaire à l’Enfance, Sarah El Haïry, intitulé « L’enfant, cible des idéologies ». Toutes sortes de sujets devaient être abordés par des autorités de toute sorte. Il a été annulé le 8 avril en catastrophe, les parrainages retirés, la location de la salle annulée le 13. Deux communications sont visées, l’une consacrée aux témoignages de jeunes ayant fait une transition de genre avant de faire marche arrière – les « détransitionneurs » –, l’autre à la question de la dysphorie de genre chez les mineurs. Motif invoqué : ils ne seraient pas « pleinement compatibles avec les principes de neutralité ». En clair, pas assez arc-en-ciel, pas assez « progressistes ». « La structure organisatrice » du colloque, La petite sirène, gêne. Pourquoi ? Parce qu’elle souhaite que « la médecine applique à la dysphorie de genre les mêmes exigences de prudence et de preuve qu’à n’importe quel autre sujet ». En somme qu’on cesse de faire comme si prescrire des bloqueurs de puberté chez des pré-ados ne posait aucune question. On a même tenté de diaboliser sa présidente, Céline Masson, en la qualifiant « d’extrême-droite ». Ça la fait bouillir : « Je dirige le Réseau de recherche sur le racisme et l’antisémitisme, et suis fille d’une enfant cachée de la Shoah ! » Elle est meilleure en médecine qu’en propagande : quand il s’agit d’imposer son idéologie, l’arc-en-ciel ne recule devant rien.











