Vitraux de Notre-Dame : des recours sont toujours en cours

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Contrairement à ce qui a été claironné, la justice n’a pas tranché définitivement dans l’affaire des vitraux de Notre-Dame, elle n’a pas définitivement autorisé le vandalisme d’Etat pratiqué par Emmanuel Macron et le remplacement définitif des vitraux de Viollet-le-Duc par ceux de la plasticienne : elle n’a pas suspendu les travaux, ce qui n’est pas la même chose, même si c’est grave. Elle a rejeté l’action en référé de l’association Sites et Monuments portant sur la légitimité des travaux mais seulement au motif qu’elle ne constate pas d’urgence, ces travaux étant jugés « réversibles ». Elle ne s’est donc pas prononcée sur le « doute sérieux » lié à la légitimité de ces travaux : en d’autres termes, même commencé, le remplacement des vitraux pourra être arrêté pour revenir à l’état antérieur – ce ne sera qu’un gaspillage de plus des deniers de l’Etat. Un autre recours de Sites et Monuments a été rejeté sur le fond : l’établissement public qui gère les travaux de Notre Dame a été créé pour conserver et restaurer la cathédrale, et enlever des vitraux n’est ni restaurer ni conserver. Pour donner tort aux plaignants, le tribunal a estimé que le Code du patrimoine ne donne pas de définition de ce qu’est la restauration. Mais ce jugement est passible d’appel, puis ira le cas échéant devant le Conseil d’Etat. En somme, la justice n’a pas freiné à ce stade le caprice d’Emmanuel Macron, mais rien n’est définitivement tranché.