Le Roi Charles III est contre le Christ, dit Gavin Ashenden, ancien chapelain d’Elizabeth II

Charles contre Christ Ashenden
 

Quand un ancien chapelain de la reine Elizabeth II d’Angleterre converti au catholicisme, Gavin Ashenden, proclame que le roi est contre le Christ – The King against Christ – on fait bien de prêter attention, qu’il met en vérité aujourd’hui la vraie pensée des grands de ce monde. Rappelez-vous : lorsque Klaus Schwab proclamait à la faveur du Covid-19 qu’il fallait une grande réinitialisation, un Great Reset de l’économie et de la vie en société, il était flanqué précisément de Charles III, et approuvé par le FMI et le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Ce n’est pas une affaire britannico-britannique. Les idées ont des conséquences.

Gaven Ashenden vient de publier sur son compte Substack une réflexion sur la manière dont l’actuel roi d’Angleterre dégrade la foi qu’il a juré de protéger. Une trahison ? Oui, Gavin Ashenden emploie le mot.

Si Henri VIII, fier de son titre de défenseur de la foi, en a profité pour répudier sa religion catholique, la chassant de son royaume, du moins était-ce un christianisme, comme en témoigne d’ailleurs la conversion d’Ashenden lui-même de l’anglicanisme à la religion catholique, sous forme de retour à la source.

 

Le nouveau rôle de Charles III officialisé

Aujourd’hui, Charles III se borne à s’engager « à protéger un espace pour la foi au sein de la nation multiconfessionnelle », comme l’officialise la toute récente description du nouveau rôle du roi par Buckingham Palace dans le Sovereign Grant Report 2025/2026 : il s’agit pour Ashenden d’une sorte « de révision de ses serments au moment du couronnement », en clair, d’une « trahison à la fois de son office, de sa foi chrétienne et de celle de ses sujets ».

D’innombrables martyrs ont témoigné du fait que notre Seigneur Jésus-Christ est Dieu parmi nous, à l’exclusion de tout autre : Dieu né de Dieu, Lumière née de la Lumière. Voilà qui contredit les deux manières par lesquelles l’opposition à Dieu et à la Révélation se manifeste aujourd’hui : par l’athéisme, qui nie l’existence de Dieu, et par le panthéisme, suggérant qu’il y a d’innombrables dieux tous égaux parmi lesquels on peut indifféremment faire son choix. Et ainsi toutes les religions, toutes les spiritualités se valent.

L’humanité s’est-elle érigée elle-même en dieu, répondant en quelque sorte au vide spirituel que crée l’athéisme, comme l’explique Gavin Ashenden ? En vérité, il faut aller plus loin en faisant remarquer que la nouvelle spiritualité globale n’a plus pour objet l’homme, mais la nature, à la manière de l’antique paganisme qui divinise la matière et idolâtre la Terre-Mère…

 

Charles III accusé de trahison par Gavin Ashenden

Mais il est difficile de nier qu’il y ait aussi une forme d’« idolâtrie solipsiste » où l’humanité devient l’arbitre de la vérité et de la réalité : « nous remplaçons le Créateur et ses droits par notre centralité et notre autosuffisance », souligne Ashenden. Charles III, en remplaçant la foi chrétienne dans le cadre du relativisme multiconfessionnel, ne se contente pas de la diluer : il s’agit d’un « acte de rébellion active ».

Ashenden ajoute : « L’islam n’accepte pas cette relativisation de la réalité et il instrumentalise l’ineptie du libéralisme occidental pour faire avancer ses affirmations absolutistes. Avec un vrai succès politique. » Il fait remarquer que les prières islamiques publiques sont tolérées jusque devant la résidence du Premier ministre, tandis qu’une prière silencieuse près d’une clinique d’avortement conduit à l’arrestation.

« En d’autres termes, la nouvelle posture du roi en matière de religion, selon laquelle il serait impossible de distinguer entre les religions, non seulement ne répond pas aux exigences de sa fonction, mais ne garantit pas non plus aux chrétiens la protection fondamentale de la liberté d’expression et de la primauté de la conscience. Elle n’assure même pas aux chrétiens une protection au sein de la communauté politique », commente Gavin Ashenden. Il accuse Charles III de trahir non seulement ses sujets chrétiens et ses propres ancêtres, mais encore la « civilisation qu’ils ont fondée et pour laquelle ils ont donné leur vie ».

 

Quand on est pour toutes les religions, on est contre le Christ

Plus fondamentalement, comme le proclamait face à ses juges saint Edmund Campion, ce jésuite torturé et exécuté pour avoir osé dénoncer le reniement de la foi catholique par le nouvel Etat protestant anglais qu’Ashenden invoque en exemple, c’est « surtout une trahison du Saint Sacrifice de la Messe ». Mais sur ce chapitre, on peut dire que Charles III n’innove pas tout à fait…

Ashenden conclut :

« Si le roi a renié le Christ et ses propres ancêtres, il court le risque que nous le reniions à notre tour. S’il nous oblige à choisir entre lui et le Christ, à l’instar de Polycarpe, de Campion et d’innombrables autres, nous devons choisir le Christ, et c’est ce que nous ferons. »

 

Jeanne Smits