Le sondage que l’IFOP a mené sur Marine Le Pen juste après sa déclaration de candidature à la présidentielle de 2027 a surpris les observateurs par l’ampleur du soutien qu’elle recueille, rattrapant Bardella dans la faveur des Français et surclassant, le temps d’un instantané, ses concurrents du centre et de gauche. C’est bien sûr en partie l’effet de la fin d’une incertitude et la prime à celui qui se présente. Mais c’est aussi un terrible démenti à la justice qui l’a condamnée dans l’affaire des assistants parlementaires à l’Europe (même si l’effet suspensif de son recours en cassation lui rend sa présomption d’innocence). D’une manière générale, c’est une claque magistrale au système idéologique, politique et médiatique qui n’a cessé de la dénigrer pour promouvoir une politique dont les Français disent ainsi clairement qu’ils ne veulent pas.
La justice du système condamne Le Pen, pas Ferrand
La justice française saisie par le Parlement européen (qui n’a pas montré la même ardeur à poursuivre son propre président, Martin Schulz), condamne Le Pen pour « détournement de fonds publics » ? Les Français s’en fichent, ils lui font confiance. Ils savent bien que les jugements de cour rendent blanc ou noir à la gueule du client. La justice a salé Fillon, elle épargne Ferrand. Les Français savent que Marine Le Pen ne s’est pas mis un sou dans la poche et pensent qu’il y a des problèmes plus urgents que l’interprétation du règlement interne du Parlement européen. Ils laissent les militantes hystériques de LFI hurler, et ont bien compris que si la Cour de cassation, toutes affaires cessantes, fait tout ce qu’elle peut pour rendre sa décision en 9 mois au lieu de laisser passer l’habituel délai de 18 mois, c’est qu’elle entend encore peser sur la campagne de 2027. Les Français s’en moquent. A leurs yeux, la justice française (ils y incluent le Conseil d’Etat et le Conseil constitutionnel) est démonétisée parce qu’elle est trop évidemment politisée.
Avec ce sondage IFOP, les Français claquent leurs élites
Parmi les problèmes plus graves que les procès Le Pen, il y a l’insécurité, l’immigration-invasion, le déclassement économique de la France, le n’importe quoi moral avec l’euthanasie, la folie transgenre, l’avortement à gogo, l’imposture du réchauffement du climat par l’homme et la gestion des pandémies qui sont une façon de soumettre nations et individus à un totalitarisme mondial et socialiste. Les Français ont dit ce qu’ils en pensent : ils préfèrent une femme en délicatesse avec Bruxelles et qui a fait un mauvais débat contre Macron en 2017 aux gens hypercompétents qui mènent depuis toujours la politique d’un système qu’ils réprouvent. Et ils espèrent que Marine Le Pen, avec toutes ses faiblesses, se rapprochera un peu du bon sens populaire qu’ils incarnent. L’IFOP a levé sans le vouloir un lièvre énorme. Ce n’est plus un sondage, c’est un plébiscite, c’est une claque monumentale aux élites arc-en-ciel.











