Religion au travail : l’islam d’abord

Religion travail islam d’abord
 

Depuis 2013, l’Institut Montaigne publie annuellement son baromètre qui mesure le nombre de « faits religieux » observés dans les entreprises de toute taille pendant les heures de travail. Première constatation, ils sont en constante augmentation (4 sondés sur 5 en ont observé en 2025 contre deux sur trois en 2022), mais demeurent « peu perturbateurs dans la grande majorité des cas ». Le fait est reconnu par les croyants pratiquants eux-mêmes, 55 % d’entre eux déclarant avoir déjà porté un signe religieux au travail. Il s’agit surtout de musulmans : 85 % des faits, devant le protestantisme évangélique (17 %) et le judaïsme (14 %). Le total, supérieur à 100 %, tient au fait que plusieurs religions peuvent être impliquées dans un exemple donné par les sondés.  Le phénomène se féminise, à cause du voile. 31 % des situations n’impliquent que des femmes, 26 % que des hommes – lesquels sont « plus problématiques » et « sources de tensions ». En cas de conflit la hiérarchie est « souvent désemparée » et préfère des recadrements au coup par coup, sans prendre de décision d’ensemble bien que « l’entreprise puisse, via son règlement intérieur, borner la tolérance religieuse et fixer des règles ». Elle n’exerce pas massivement ce droit, face à un phénomène qui s’accélère.