La messe du 15 août, à laquelle ont « assisté » 70 fidèles dans le petit village de Coublucq (95 habitants), n’en était pas une. Faute de curé pour célébrer la messe de l’Assomption dans cette minuscule paroisse du Béarn, des villageois se sont rassemblés dans l’église pour suivre la retransmission sur grand écran du « Jour du Seigneur » (France 2). Mais attention, c’était celle du 15 août 2025 – histoire de ne pas tomber victime d’une coupure d’Internet. Le président du comité des fêtes, Jérôme Dufau, a expliqué : « Il fallait trouver un plan B pour se rassembler autrement que pour enterrer les gens. » Ce qui en dit long sur la déchristianisation bien installée dans les campagnes : il est rare qu’un prêtre vienne célébrer des obsèques, activité quasi annexée par les dames liturgistes.
Mais ce n’est pas la vraie question. Regarder la messe à la télévision ne constitue pas l’assistance à la messe en un jour comme le 15 août. Tout au plus est-ce une aide à la sanctification d’une fête d’obligation pour les personnes qui ne sont pas en état de se déplacer dans une église.
D’ailleurs, Léon XIV l’a rappelé lors de l’audience générale de mercredi en la basilique Saint-Pierre : l’assistance à la messe du dimanche exige la présence effective des fidèles et « ne peut pas être remplacée par une présence purement virtuelle ».
À Coublucq, c’était donc le prêtre qui faisait défaut. Mais pas la quête : son fruit a été versé au Jour du Seigneur. On n’a pas encore inventé la quête virtuelle.











