PFAS. Ce sont quatre lettres qu’on voit partout dans la chronique terroriste de l’environnement associées à l’expression Polluants éternels. Des lettres mystérieuses alignées pour faire peur. Lancez une recherche rapide. Il n’est dit nulle part à quoi renvoient ces initiales, c’en est d’autant plus inquiétant, mais on vous explique que les produits qu’elles recouvrent sont des composés chimiques de synthèse, polyfluoroalkylés ou perfluoroalkylés, et qu’on en utilise 14.000 dans la vie courante depuis les années 1950 pour leurs propriétés antitaches, résistantes à l’eau, à la graisse et à la chaleur. Bref, une trouvaille exceptionnelle, mais en même temps une sorte d’imposture, car derrière son côté pratique se cacherait un danger insidieux, que les écolos se vantent d’avoir démasquée – commettant ainsi eux-mêmes une imposture.
Les polluants éternels sont partout
Voici le dossier. On retrouve ces PFAS dans les textiles imperméables, les cosmétiques, les emballages alimentaires, les ustensiles de cuisine (le fameux téflon des poêles), les mousses anti-incendie, bref, partout. Hélas, dans une société où tout se recycle, leur stabilité chimique exceptionnelle les rend quasiment indestructibles. Cette persistance leur a valu le surnom de polluants éternels. Les PFAS se diffusent par l’eau, l’air, les sols et la chaîne alimentaire. Une enquête récente aurait décelé des concentrations jusqu’à 60 fois supérieures aux recommandations européennes dans l’eau du robinet de certaines communes françaises. En somme, alors que le niveau des mers est calme et que la calotte arctique croît, c’est le truc parfait pour fiche la trouille au gogo.
L’imposture des PFAS rappelle les CFC et la couche d’ozone
Or, ces PFAS ne sont en réalité pas éternels pour un sou. Et on le sait depuis des années. Toutes sortes de catalyseurs ont été découverts pour les détruire, par l’université de Francfort, par Véolia, par Oxyle, par le bore, par le cuivre, et même simplement par la lumière, un système mis au point par l’Université Rice de Houston au Texas en 2025. Cela a été testé dans des conditions d’emploi variées, c’est facile à employer, n’utilise pas de métaux compliqués ou polluants, et ça ne coûte pas cher. Bref, voilà une grande peur verte détruite. Cela rappelle l’affaire de la couche d’ozone et d’autres composés chimiques, les CFC.
L’imposture de Crutzen démasquée… en vain
Voilà quarante ans, un météorologiste néerlandais, Paul Crutzen, prétendit que les CFC (chlorofluorocarbones, contenu dans les aérosols et les réfrigérateurs) détruisait la couche d’ozone et reçut pour ça le Prix Nobel de chimie. Le protocole de Montréal les interdit en urgence. 10 ans plus tard, Crutzen avouait que la couche d’ozone se portait très bien. Le Monde en fit une brève. Les trous d’ozone observés à certaines époques aux alentours des pôles, et cela bien avant la synthèse des CFC, sont dus à des phénomènes astronomiques. Crutzen avait extrapolé des résultats de laboratoires à la stratosphère – où ce qui subsiste des CFC est détruit par le rayonnement solaire. Cela n’empêche pas les gourous écolos d’attribuer aux efforts faits depuis 1987 la bonne santé de l’ozone. Pour les amateurs de symboles, voici une conclusion chimique à ces anecdotes : la lumière détruit sans faire de bruit les composés nocifs avec lesquels on prétend effrayer les humains.











