Alors que le président des Etats-Unis s’insurge contre l’idée d’une régulation de l’intelligence artificielle, choisissant plutôt d’en qualifier les risques de « hoax » et de souligner l’importance de voir les Etats-Unis maîtres dans ce domaine face à la menace chinoise, JD Vance a choisi une voie différente qui ne cèle rien des aspects les plus troublants des avancées de l’intelligence artificielle et de ceux qui la développent : il ne serait pas exagéré de parler de ses aspects occultes.
Devant cette apparente discorde, il ne faut pas oublier que Trump est dans la peau du négociateur désireux d’être en position de force face à la Chine communiste. Celle-ci vise indiscutablement la domination, mais elle fait face aux mêmes menaces existentielles posées par l’IA, de l’avis même de ses parrains tels Geoffrey Hinton, Elon Musk et autres Dario Amodei, pour l’ensemble de l’humanité.
JD Vance ne cache pas son inquiétude face aux dangers de l’IA
Le vice-président des USA, converti au catholicisme, a quant à lui une vision plus spirituelle, et il s’en est ouvert plusieurs fois ces dernières semaines, en plaçant carrément la responsabilité de la menace IA sur les épaules de ceux qui la créent et qui devraient prendre spontanément les mesures qui s’imposent.
Et là, il ne faut pas oublier non plus que Trump, comme JD Vance, ont accès à d’autres sources d’information que le commun des mortels, et notamment aux analyses des services spéciaux.
Dans un long entretien avec le podcasteur chrétien Bryce Crawford, que Vance a reçu chez lui pour un enregistrement de plus d’une heure, le vice-président a souligné que certaines pratiques des sociétés d’IA « comportent une énergie spirituelle sombre, vraiment, vraiment bizarre ».
Il parlait notamment des cérémonies, de la manière dont certaines de ces sociétés interagissent avec leurs modèles :
« Avez-vous entendu parler de ça ? L’une des entreprises qui développe ces modèles, lorsqu’elle retire un modèle du marché et en annonce un nouveau, organise une cérémonie funèbre pour l’ancien modèle, pas moins, et il paraît que les employés y pleurent. C’est quoi ce délire ? C’est vraiment bizarre. Ça me met très mal à l’aise, et il s’y passe des choses spirituelles assez ténébreuses. »
JD Vance : les chatbots IA ont quelque chose de « satanique »
JD Vance a également souligné le rôle néfaste de certains chatbots chez ceux qui en font leurs interlocuteurs et conseillers :
« Il y a désormais des gens qui ont des partenaires amoureux IA. C’est un peu comme revoir l’émission “My Strange Addiction”, où l’on voit quelqu’un qui entretient une relation avec sa voiture, mais désormais, celle-ci a été remplacée par un robot IA. Un ami m’a raconté que sa femme utilisait ChatGPT, ou peut-être un autre outil du genre, comme conseiller conjugal. Elle a fini par se rendre compte que c’était le pire conseiller conjugal qui soit, car il se contente de lui dire tout le temps qu’elle a raison. Il n’y a pas de véritable réponse humaine. Cela court-circuite en quelque sorte la partie sociale de notre cerveau, celle qui nous permet de répondre aux désirs et aux besoins des autres. Ce divorce complet entre l’humain et l’élément social créé par Dieu, je le trouve d’une certaine façon satanique. C’est très grave. »
S’exprimant le 15 septembre par visio à l’occasion d’un sommet sur l’IA convoqué par Dario Amodei d’Anthropic et par Sam Altman d’OpenAI, Vance les a carrément accusés d’une sorte de bricolage irresponsable. « Si vous êtes en train de construire Frankenstein, stop ! » leur a-t-il lancé – « Ou alors, construisez un mécanisme de défense. »
« A mon avis, le président pose à juste titre la question suivante : pourquoi ceux qui sont à l’avant-garde de l’économie de l’IA baissent-ils les bras en disant : “Eh bien, nous avons créé Frankenstein” ? Et pourquoi la solution à ce “Frankenstein” consisterait-elle, apparemment, à mettre en place une structure de gouvernance mondiale unique pour l’intelligence artificielle ? »
« Si vous comptez créer Frankenstein, n’allez pas voir le gouvernement en disant : “Nous avons besoin d’une réglementation” », a-t-il ajouté. « Faites plutôt votre introspection et acceptez le fait que si vous êtes en train de créer Frankenstein, premièrement, vous devez arrêter. Et deuxièmement, lorsque les entreprises viendront vous voir en disant : “Nous avons besoin d’outils pour lutter contre Frankenstein”, donnez-leur ces outils. »
JD Vance évoque le rôle des forces spirituelles
On ne peut en tout cas accuser Vance de tenir des propos lénifiants. Lors du même entretien avec Bryce Crawford cité plus, il avait répondu à cette question : « Vous est-il déjà arrivé de vous trouver dans une pièce, par exemple à Washington, où l’on ressent en quelque sorte des ténèbres spirituelles ? Parce que moi, j’ai déjà été dans des pièces où j’avais l’impression que Satan était présent, et où régnait un mal flagrant. Avez-vous déjà ressenti cela simplement en étant dans une pièce où règnent le pouvoir ou l’influence, ou quelque chose de ce genre ? »
Réponse de JD Vance : « Absolument, même si ce n’est pas tant la pièce en elle-même qui me fait cet effet, mais plutôt les personnes qui m’entourent et qui parfois provoquent chez moi un très mauvais ressenti. J’ai participé à des réunions avec des dirigeants mondiaux où l’on discutait de diverses questions, et il arrivait que l’un ou l’autre dise quelque chose ou fasse une remarque, et j’avais alors l’impression de quelque chose de sombre. Cela déclenche toutes les alarmes spirituelles de mon corps, m’avertissant que, quoi que cette personne vienne de dire, je dois être très prudent car ce n’est pas une bonne chose. Je dirais donc que je ressens cela davantage auprès des gens que dans les lieux en eux-mêmes. »











