Bordeaux : la préfète ne s’attendait pas plus aux casseurs qu’aux incendies

 

Sophie Brocas a été nommée préfète de Gironde en mai de cette année. Le département est grand, il compte des campagnes compliquées, des forêts, et la ville de Bordeaux, abandonnée plusieurs années aux écolos et aux gauchistes. Le rôle était peut-être un peu ample pour elle, qui a été complètement débordée par les incendies de forêt cet été et qui en as remis une couche dans l’incompétence lors des émeutes « lycéennes ». Sa propre résidence préfectorale a été forcée et le GIGN appelé en urgence pour régler l’affaire. Surtout, l’ordre n’a pas été assuré le moins du monde dans la ville, livrée aux pillards sans que la police n’ait été mobilisée pour les chasser. Après coup, la préfète est allée en tournée voir des commerçants qui s’en plaignent. Comme l’un d’eux s’étonne de l’absence des forces de l’ordre et, la journée du 17 octobre ayant fait l’objet d’une grande publicité, lui demande si elle s’attendait à la menace des casseurs, elle lui répond uniment : « Non. » Voilà qui on a choisi pour représenter l’Etat garant de l’ordre public. A l’ENA, qui ne s’appelle plus l’ENA, on n’enseigne apparemment pas le bon sens.