
Ce titre recouvre deux vérités. Jean-Luc Mélenchon, par ses paroles, ses élus, et les organisations liées à La France insoumise, a exhorté une part importante de la jeunesse en France à se soulever. Il fédère lycéens, badauds, et violences diverses, celle des idéologues révolutionnaires et celle des casseurs pillards. L’objectif de cette récupération des luttes convergentes est politique. Mais en même temps, derrière l’arbre Mélenchon, pousse toute une forêt de jeunesse représentative de la Nouvelle France. Il l’utilise mais elle lui préexiste, produit de cinquante ans d’immigration, d’endoctrinement, d’imbibition des masses par l’idéologie arc-en-ciel, à travers l’Education antinationale, le cinéma, les médias, les jeux vidéo, le sport, bref, les familles explosées, bref, la malculture occidentale – comme on parle de malbouffe – qu’on peut aussi nommer décivilisation. Les destructions sont le fait d’une jeunesse déconstruite, et toute la classe politique est complice.
Mélenchon en prison ? Mais pas que !
« Mélenchon en prison », ont crié des manifestants devant la mairie de Quimperlé. Ce souhait dénonce une partie non négligeable de la réalité. Le chef de LFI et ses assistants ont protégé Raphaël Arnault, le parti a encouragé les blocages, et Bally Bagayoko a légitimité la violence. Les émeutes présentes ont été voulues et organisées politiquement, comme le confirme le renseignement américain : sur les 50 organisation qui les ont fait monter, 15 seulement étaient lycéennes. Cependant à la question qui sont les émeutiers, qui perpètre la violence, la réponse varie avec le temps. Au début, les images nous le rappellent, c’étaient de très jeunes gens souvent en tee-shirts et tennis. Ils n’en étaient pas moins agressifs, et sans le moindre respect pour le mobilier urbain et les poubelles. Puis sont venus des gens vêtus de noir et plus violents encore, mélange de Black Blocks et de racisés « opportunistes », politiques et droit commun. La masse scolaire les applaudissait tandis que certains les aidaient. Enfin, sont venus opérer des gens cagoulés et préparés pour la guerre, auxquels des élus donnaient des conseils écrits.
Faillite générale de l’Etat devant la jeunesse
Deux chiffres mesurent cette évolution. Lors des premières interpellations, 80 % des suspects étaient mineurs ; depuis le 17 octobre, 70 % sont majeurs. L’origine des uns et des autres n’est pas la même. A Paris, parmi les gardés à vue le week-end dernier, 4 sur 5 venaient de banlieue. Le Premier ministre hongrois Peter Magyar et Donald Trump ont dénoncé le poids de l’immigration dans les émeutes, et l’on a vu des dames voilées faire leurs courses dans les pillages. Il apparaît donc que Jean-Luc Mélenchon et son équipe ont su fusionner les trois jeunesses de l’arc-en-ciel, la jeunesse idiote, l’idéologue, et l’infernale. La revendication sans réflexion, le droit à, le plaisir de détruire et le dogmatisme révolutionnaire. A cela l’Etat a opposé une police désarmée et mal organisée. D’ailleurs mal informée à en croire la nouille parfaite qui tient la préfecture de Gironde, Sophie Brocas, qui a déclaré aux commerçants bordelais qu’elle ne s’attendait pas à l’arrivée des casseurs.
Mélenchon utilise les gremlins de Badinter
C’est qu’au fond, une même idée anime ceux qui désarment la police et la justice, et ceux qui justifient l’émeute, c’est que la violence vient de l’Etat, que l’état de droit doit la limiter. Laxisme, connivence et erreur anthropologique caractérisent la politique française depuis quarante-cinq ans, que Badinter et Mitterrand ont initiée. Le triomphe des bisounours finit en hyperviolence : cela rappelle un vieux blockbuster américain, justement de l’époque mitterrandienne, où de gentilles peluches, les Mogwaï, devenaient tout à coup d’impitoyables Gremlins. Macron a évité la question justifiée mais secondaire : qui sont ceux qui agissent ? Tout le monde les connaît, on dit même les « pilleurs » pour ne pas employer le mot juste, « pillards », qui décrirait trop justement leurs razzias. Il a préféré poser la question fondamentale : « Qu’est-ce qu’ils ont dans la tête ? » Puisqu’il va au fond des choses, il faut répondre aussi clairement : ce qu’on y a mis, Monsieur le président de la République, ce que vous y avez mis, vous et vos prédécesseurs.
Philippe, Attal, et l’arc-en-ciel républicain
Ce que vous y avez mis et laissé mettre. Mélenchon, bien sûr, en a sa part, mais vous avez la vôtre, votre rencontre à Marseille voilà quelques années en est un symbole, et votre dissolution en 2024 est un acte emblématique de votre convergence, de votre connivence : c’est elle qui a envoyé un groupe LFI à l’Assemblée commencer la bordélisation du pays, avec la complicité active de Gabriel Attal incluant Mélenchon au front républicain et Edouard Philippe préférant les communistes au RN. Ces manœuvres politiciennes illustrent une profonde complicité idéologique. Toutes les composantes de ce front républicain incluant l’extrême gauche ont collaboré à l’affaiblissement économique et financier de la France, à sa désastreuse politique d’immigration, à la destruction de la société et de la famille par les sottises LBGTQ, à la politisation de l’Education nationale, à l’abaissement de l’autorité. Vous êtes tous des enfants de l’arc-en-ciel.
40 ans d’arc-en-ciel ont nourri l’émeute
Sur la question particulière des casseurs venus de banlieue, il n’est pas vrai, comme le prétendent certains sociologues, que l’Etat ait abandonné les banlieues improprement appelées populaires. Au contraire l’Etat a beaucoup dépensé, la politique de la ville a coûté très cher, sans compter les associations subventionnées, les ZEP de l’Education nationale, etc., etc., et toutes les pompes aspirantes de l’immigration, cette politique sociale monstrueusement dévoyée. Mais en même temps, la jeunesse de France tout entière a été livrée à la médiocrité scolaire et au vide spirituel, à la consommation compulsive, à la malculture. Sous la houlette des pédagogues post-soixante-huitards, PISA l’a prouvé, la jeunesse a été abandonnée à la médiocrité arc-en-ciel, à la propagande climatiste, aux folies de genre, à la niaiserie multiculturelle. Si ce rêve de bisounours vire aujourd’hui au cauchemar, Mélenchon n’en est pas seul responsable. C’est un politicard dangereux et cynique, mais, de Mitterrand à Macron, toute la bande qui a occupé l’Etat, laissant faire les plus toxiques, est respon-coupable de ce qui survient.










