Le Royaume-Uni durcit l’accès au statut de résident permanent

Royaume-Uni durcit résident permanent
 

Le Home Office, ministère de l’Intérieur britannique, a publié le 2 novembre de nouvelles règles concernant les migrants s’installant au Royaume-Uni. Selon le Premier ministre Andy Burnham, « suite au Brexit, le précédent gouvernement a perdu le contrôle de l’immigration, entraînant une hausse sans précédent du nombre de migrants ». Les travaillistes entendent donc revenir sur les errements des conservateurs en matière de politique migratoire.

Concrètement, jusqu’ici, le statut de résident permanent était obtenu quasi automatiquement après 5 ans passés sur le territoire britannique. Ce délai sera ramené à 3 ans pour les plus hauts revenus, maintenu à 5 ans pour certains agents de la fonction publique. Le délai général pour les travailleurs ou étudiants sera maintenant de 10 ans ; il sera de 20 ans pour les autres. Enfin, tout clandestin arrivé illégalement sur le territoire devra attendre 10 ans de plus, soit jusqu’à 30 ans.

Par ailleurs, de nouvelles conditions « non négociables » conditionneront l’accès au statut de résident permanent : « un casier judiciaire vierge (contre un seuil actuel de 12 mois de prison avec sursis), maîtrise de l’anglais parlé à un niveau élevé (équivalent au niveau A en anglais langue étrangère), aucune dette due au contribuable, un historique de cotisations régulières à l’assurance nationale ».

Des conditions qui sont donc sur le papier vraiment restrictives, et c’est le moins que puisse faire un Etat pour garantir sa sécurité. Reste que cela n’empêche pas la présence de clandestins sur le territoire : peut-être pourraient-ils même opposer un droit à y rester jusqu’à 30 ans dans l’attente de l’étude de leur demande de résidence permanente…