Depuis dix ans, les grands médias et les Etats et les super-Etats (Chine, EU, UE, Russie) essaient de mettre au pas l’anarchie d’information engendrée par les réseaux sociaux : la notion de « fake news » qui suppose des vraies informations que contrôlent les « fact checkers » en est une manifestation. L’IA, les menaces d’ingérence et de guerre, notamment cybernétique, ne simplifient rien. Plus, en inquiétant le public, elles portent à souhaiter des « régulations » qui le protègent. Le protègent ou nient sa liberté ? C’est toute la question que pose la création du National Centre for Information Defence (inutile de traduire) par Andy Burnham, Premier ministre britannique. Burnham dit que cet organisme va détecter, et contrer les campagnes de désinformation et les infox (deepfakes) générées par l’intelligence artificielle par des Etats hostiles, en premier lieu la Russie afin de protéger la Démocratie. En collaboration avec les services de renseignement, les ministères, les forces de l’ordre et les plateformes de réseaux sociaux. L’opposition, Nigel Farage en tête, l’accusent de créer un « ministère de la vérité », comme Orwell en avait imaginé un en observant la pratique d’Hitler et Staline. Et il est vrai que, depuis 2001 notamment, le prétexte de la sécurité a servi à restreindre les libertés – au nom de la vérité et du bien des peuples bien sûr. Burnham, quant à lui, se défend de toute velléité de censure et invoque une nécessité vitale dans la guerre moderne de l’information. Wait and see.











