On gèle ? Nous souffrons du réchauffement. Et du poumon !

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La France frissonne dans les incendies. Certaines régions où on ne lance d’ordinaire le chauffage qu’au 15 novembre ont allumé la chaudière au 15 octobre. Et cette semaine les petits matins piquent. Le vortex polaire, énorme masse d’air en principe accrochée à l’arctique, comme son nom l’indique, descend vers l’Europe et la température baisse. Cette année, selon météo France, ce décrochage est exceptionnellement hâtif, au 31 octobre, battant de quatre semaines « le précédent record établi le 2 novembre 1968 ». Mais qu’on se rassure, « les prévisions à long terme tendent toujours vers un hiver globalement doux ». Ouf, on se rassure ! Il fait froid, mais c’est à cause du réchauffement. Les modèles mathématiques le disent, même si les mesures ne le confirment jamais. Les marégraphes ne mesurent qu’une hausse du niveau des mers insignifiante ? Ils ne sont pas le bon instrument de mesure ! Les glaciers des Alpes descendent beaucoup plus bas qu’au dix-septième siècle ? C’est le réchauffement ! La calotte glaciaire antarctique s’accroît considérablement ? C’est encore le réchauffement, avec les rivières atmosphériques qu’il stimule ! Voilà qui nous rappelle cette scène du Malade imaginaire où Toinette, déguisée en médecin, répond à Argan, qui se plaint successivement de douleurs de tête, d’un voile devant les yeux, de maux de cœur, de lassitude des membres et de douleurs dans le ventre, répond invariablement qu’il souffre du poumon ! Le poumon, le réchauffement, vous dis-je !