« Je veux prendre vos maisons et vos femmes »
« Je veux que vous disparaissiez »
« Moins de RN plus de lesbiennes »
« Nous avons le cœur à gauche, nous voulons tout le budget pour nous rien pour vous »
Voici les propos de sous- me*des du lycée Henri IV censé être un établissement…— PIERRE DE FRANCE (@pfa753) November 3, 2026
L’un des thèmes les plus anciens de la polémique politique scolaire regarde une poignée de grands lycées de Paris et de province, « lieux de reproduction des élites sociales ». Les bonnes âmes progressistes, qui en sortent souvent, déplorent avec des larmes de crocodile que les établissements de banlieues soient moins bien dotés qu’eux. Parmi eux, Henri IV, dans le 5e, où gambergent les fils de bobos parisiens les plus portés sur les lettres. Eh bien, qu’on se rassure, le niveau a rejoint celui des ZEP. Les slogans des lycéens sont indigents, même dans la provoc qui se veut drôle : « Je veux prendre vos maisons et vos femmes. Moins de RN plus de lesbiennes. Nous avons le cœur à gauche, nous voulons tout le budget pour nous rien pour vous. » Et le niveau de la controverse est plus inquiétant encore : « On ne parle pas aux nazis. Tu n’es pas journaliste. On manifestera jusqu’à ce que vous disparaissiez. Tu es un petit caca. » Tout y est : mépris de classe, certitude de sa propre supériorité, agressivité gratuite sous un vernis d’humour, incapacité à construire une pensée, refus de toute argumentation, fondé sur le fait qu’il est bon, juste et nécessaire de nier l’autre puisque, ne pensant pas comme il faut, il représente le mal. Ces spécimens de « colère lycéenne » sont le plus grave des réquisitoires qu’on puisse imaginer contre l’Education nationale, ils montrent que les maux dont elle souffre n’ont rien à voir avec les moyens et tout avec l’idéologie.










