C’est en 2024 que la Ville de Paris avait organisé une campagne d’affichage sur la voie publique, défendant l’euthanasie : « Choisir de mourir dans la dignité est un droit fondamental », signé Paris.fr. L’affaire est venue devant le tribunal administratif qui, le 2 novembre (date symbolique), a estimé que cette campagne a porté atteinte à la neutralité du service public, alors même que le texte sur l’aide à mourir était examiné en première lecture à l’Assemblée nationale.
Pour ces 500 affiches placardées sur des panneaux municipaux permanents, la Ville de Paris devra verser 1.800 € de dommages aux trois organisations qui l’ont poursuivie : les Associations familiales catholiques, le Syndicat de la famille et la fondation Jérôme Lejeune.
Les juges ont estimé que le slogan marquait une adhésion à une opinion politique, religieuse ou philosophique. Me Henri de Beauregard, représentant plusieurs plaignants, a rappelé que des conférences de l’Association pour le droit de mourir se tenaient au même moment à l’hôtel de ville, tandis qu’Anne Hidalgo fait partie du comité d’honneur de l’Association pour le droit à mourir dans la dignité.
On se réjouit de cette victoire tardive, mais sans s’illusionner sur la neutralité du service public. D’autant que Paris suit toutes les idéologies obligatoires du moment.











