Jérôme Guedj, l’un des candidats malheureux à la primaire des sociaux-démocrates, aujourd’hui porte-parole de Raphaël Glucksmann, a commis la faute morale, aux yeux de ses petits camarades de la gauche et de l’extrême gauche, d’estimer « respectable » que CNews ait une opinion. Interrogé par Laurence Ferrari, il a refusé de qualifier la chaîne de Vincent Bolloré d’« extrême droite », et a aggravé son cas en approuvant la liberté d’expression : « Vous avez une orientation politique ou éditoriale, et c’est respectable. » Que n’avait-il pas dit là ! Benjamin Lucas, député de Génération.s, s’est indigné : « Non, le racisme n’est pas une ligne éditoriale, c’est un délit, une attaque directe contre la République. » Et le député insoumis Thomas Portes s’est voulu plus cruel : « Pour Jérôme Guedj, aucun problème avec des heures et des heures de racisme et d’islamophobie. Au moins c’est clair. » Question : montrer des faits est-il raciste, ou au contraire masquer systématiquement ces faits provoque-t-il une colère générale qui peut engendrer du racisme ? Autre question : a-t-on le droit d’avoir une opinion différente de celle de LFI ?











