Les électeurs de l’Etat de Virginie viennent d’approuver par 60 % des voix contre 40 % une nouvelle loi qui proclame le « droit fondamental de liberté reproductive ». La nouvelle section 11-A de la Déclaration des droits (Bill of Rights) englobe « les soins prénataux, l’accouchement, les soins post-partum, la contraception, les soins liés à l’avortement, la prise en charge des fausses couches et les soins liés à la fertilité ». Elle dispose que ce droit ne peut être « nié, entravé ou restreint, directement ou indirectement, sauf s’il est justifié par un intérêt impérieux de l’Etat », ayant pour « objectif limité de préserver ou d’améliorer la santé de la personne qui sollicite des soins ». L’amendement précise que l’Etat « ne peut, en aucune circonstance, interdire un avortement » lorsque, « selon l’appréciation professionnelle d’un médecin, celui-ci est médicalement indiqué pour protéger la vie, ou la santé physique ou mentale, de la personne enceinte ». En somme l’avis d’un seul médecin suffit à envoyer ad patres un embryon de plus de six mois.











