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Racisme : le Conseil des droits de l’homme de l’ONU demande à l’Allemagne d’agir contre l’antisémitisme aggravé par les migrants

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L’Allemagne répondait ce mardi aux questions et aux remarques des autres pays membres de l’ONU réunis au sein du Conseil des droits de l’homme à Genève. Plusieurs pays se sont inquiétés de la vague d’attaques antisémites dont souffre la nation qui a organisé et exécuté la déportation systématique des juifs d’Europe pendant la Deuxième guerre mondiale. Beate Rudolf, de l’Institut allemand pour les droits de l’homme, a parlé d’un problème de longue date de l’Allemagne avec un antisémitisme ancré dans sa population, que le « nouvel antisémitisme » amené par les migrants ne ferait qu’empirer. L’Allemagne ainsi retoquée pour « racisme »… est félicitée par d’autres pays pour l’accueil qu’elle a réservé à ces migrants ! Mais d’autres représentants ont dénoncé les actes racistes qui les visent (5.700 répertoriés ces dernières années) et le manque d’efforts de l’Allemagne contre le racisme et la xénophobie.
 

Le problème de l’antisémitisme et du racisme importé en Allemagne par les migrants

 
Nous ne sommes plus au temps du national-socialisme et, plus que l’antisémitisme traditionnel des différentes formes de socialisme encore bien présent – sous couvert d’antisionisme – au sein des extrêmes-gauches européennes, c’est bien l’antisémitisme traditionnel des musulmans qui est à l’origine de la nouvelle vague d’agressions contre les juifs en Allemagne. Il ne s’agit pas d’un « nouvel antisémitisme » comme on voudrait nous le faire croire, mais d’un antisémitisme importé, qui faisait dire en octobre 2015 au président du Conseil central des juifs d’Allemagne, Josef Schuster, qu’il faudrait limiter l’arrivée massive de personnes de culture antisémite en plafonnant le nombre de demandeurs d’asile.
 
Mais le Conseil des droits de l’homme de l’ONU étant le lieu de toutes les hypocrisies et de toutes les contradictions, les pays qui y sont représentés ont, tout en demandant à l’Allemagne comment elle comptait lutter contre l’antisémitisme croissant, vanté l’accueil massif par Angela Merkel de ces personnes de culture antisémite. Même l’Australie, qui applique pourtant avec succès depuis 2014 une politique ultra-restrictive vis-à-vis des immigrants illégaux et autres demandeurs d’asile, a complimenté la politique d’accueil de l’Allemagne ! Les représentants de pays musulmans comme l’Égypte ou Bahreïn se sont en revanche inquiétés des agressions contre les musulmans. C’est plutôt fort de café au vu des persécutions subies par les chrétiens d’Égypte et les musulmans chiites de Bahreïn !
 

Au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, même des pays comme Cuba, le Venezuela et l’Afghanistan y vont de leurs recommandations !

 
Mais au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, tout le monde peut y aller de ses recommandations. C’est ainsi que des pays comme Cuba, le Venezuela et l’Afghanistan ont pu faire donner mardi leurs bons conseils pour améliorer la situation des droits de l’homme dans la République fédérale d’Allemagne. Les Allemands ont de leur côté promis de recruter davantage de policiers issus de l’immigration et d’accentuer leur lutte contre les incitations à la haine, ce qui sert déjà en Allemagne comme en France de prétexte pour limiter toujours plus la liberté d’expression. Ce ne sont pas Cuba, le Venezuela, l’Afghanistan, l’Égypte ou Bahreïn qui y trouveront quelque chose à redire, ni même des pays comme la Belgique qui a d’ailleurs suggéré à l’Allemagne d’entraîner sa police à combattre le racisme et la discrimination.
 
Les remarques du député de l’AfD Jürgen Braun, présent avec d’autres membres du Bundestag à la session de mardi, n’auront sans doute pas bénéficié d’une écoute aussi favorable. Pour le député, il n’y a pas de problème majeur de racisme en Allemagne, mais il y en a un, au contraire, et de taille, en raison du manque de pluralisme des médias.
 
Chaque pays membre de l’ONU fait ainsi l’objet d’un « examen périodique universel » tous les quatre ans et demi. Pour l’Allemagne, c’était la première fois depuis 2013. Les recommandations faites par les autres Etats peuvent être acceptées ou rejetées par le pays passé en revue. L’Allemagne, elle, tout en signalant qu’elle fait des efforts pour qu’il y ait plus de « diversité » au sein de ses forces de police et pour combattre le racisme et l’antisémitisme notamment avec la nomination d’un commissaire spécialement chargé de ce problème, les a acceptées.
 

Olivier Bault