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Allié des djihadistes : Bachar ou Hollande ?

Allie des djihadistes Hollande Bachar
 
Planchant devant la Conférence des ambassadeurs sur la progression inquiétante du califat islamique, François Hollande a justifié l’affirmation que Bachar el Assad ne pouvait être « un partenaire de lutte contre le terrorisme » par le fait qu’il serait « un allié objectif des djihadistes ».
Un sacré culot de sa part puisqu’il est lui-même l’allié, objectif et subjectif, de ces mêmes djihadistes, et cela depuis de nombreux mois. Il a en effet reconnu il y a une dizaine de jours que la France avait livré et continuait de le faire, des armes aux « rebelles » de l’Armée Syrienne Libre.
 

L’Occident allié des djihadistes

 
Or cela revient à en fournir les djihadistes.
Revenant juste de Syrie, un reporter digne de foi a rencontré de nombreux Syriens de toutes confessions et s’est confié à reinformation.tv. Ils sont formels : l’Armée Syrienne Libre n’existe plus et ses membres les plus radicaux ont tous rejoint des brigades islamistes. Les soi-disant « rebelles » démocrates sont une utopie de l’Occident qui n’a plus aucune réalité sur le terrain depuis très longtemps.
Où vont donc ces armes destinées à une coquille vide ? Là encore les Syriens sont formels : « l’Occident arme depuis le début ces djihadistes qui détruisent nos églises, nos maisons, menacent nos femmes et terrorisent les autres » confiant un musulman originaire d’Alep et réfugié à Damas. Notez le « nos », qui exprime une solidarité entre les Syriens menacés par l’islamisme.
La France s’est d’abord tue sur l’existence de ces djihadistes, ne voyant que des « rebelles » dont l’ennemi juré était Bachar el Assad.
 

Les Syriens croient plus Bachar que Hollande

 
Maintenant que les horreurs commises par l’Etat Islamique apparaissent clairement, plus question de « rebelles » mais de « djihadistes », « alliés de Bachar el Assad »…
La ficelle est un peu grosse, surtout pour les Syriens, qui savent très bien qui est l’allié des djihadistes.
Fadi, chrétien de Maaloula, village situé à une cinquantaine de kilomètres au nord de Damas et resté sous le joug de Jabat al Nosra pendant sept mois, résume cette guerre qu’il subit depuis trois ans puisqu’il a choisi plusieurs fois de prendre les armes : « la question n’est plus Bachar ou non depuis longtemps, la question est l’armée syrienne ou la mort ».
Le terrain est têtu : il dément constamment Hollande.