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Binney, ancien de la NSA, dénonce la rébellion des services du renseignement américain contre Trump

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Depuis l’élection de Donald Trump, on assiste Ă  une vĂ©ritable tentative de rĂ©bellion de plusieurs corps de l’Etat fĂ©dĂ©ral amĂ©ricain en connivence avec la grande presse dĂ©mocrate. William Binney, un ancien ponte de la NSA, l’agence de sĂ©curitĂ© intĂ©rieure des Etats-Unis, a vendu la mèche : oui, « absolument Â», tous les appels tĂ©lĂ©phoniques de Donald Trump ont Ă©tĂ© Ă©coutĂ©s et enregistrĂ©s. L’homme sait de quoi il parle : il a Ă©tĂ© l’un des concepteurs du système de surveillance de la NSA. Depuis qu’il a pris sa retraite, le 31 octobre 2001, après plus de 30 annĂ©es de bons et loyaux services Ă  l’Agence, il s’est rendu cĂ©lèbre en dĂ©nonçant les dĂ©rives de son ancien employeur. Une rĂ©vĂ©lation qui Ă©claire la rĂ©cente dĂ©mission de Michael Flynn, conseiller de Trump Ă  la SĂ©curitĂ© nationale, dans le cadre d’un vĂ©ritable complot des services du renseignement contre le nouveau prĂ©sident.
 
Sur une chaĂ®ne de radio qui Ă©met Ă  New York et Philadelphie, entretien repris par le site Breibart, Binney rĂ©pond ainsi Ă  une question sur des interceptions de conversations tĂ©lĂ©phoniques de Trump : « Absolument. Comment auraient-ils pu connaĂ®tre le coup de fil entre le prĂ©sident et celui d’Australie (le Premier ministre Malcolm Turnbull, NDLR) ? Ou l’appel qu’il a passĂ© au Mexique ? Il ne s’agit pourtant pas d’une cible Ă©trangère ! Â».
 

La NSA derrière la fuite laissant penser que Flynn aurait induit Pence – et Trump – en erreur

 
Binney affirme aussi que la NSA pourrait aussi ĂŞtre derrière les fuites affirmant que Michael Flynn aurait induit en erreur le vice-prĂ©sident Mike Pence et d’autres responsables de l’administration Trump au sujet de ses conversations tĂ©lĂ©phoniques avec l’ambassadeur de Russie Ă  Washington. La fuite peut venir du FBI ou de la CIA, « qui ont un accès direct aux bases de donnĂ©es Â» de la NSA, laquelle « ne peut pas les contrĂ´ler Â»â€¦ pas plus que ses propres agents. Mais quelle que soit l’acteur de la fuite, la NSA est bien Ă  la racine de tout le processus « puisqu’elle rassemble les donnĂ©es sur tout un chacun aux Etats-Unis : appels tĂ©lĂ©phoniques, courriels, tout ce matĂ©riel Â», insiste William Binney.
 
Grâce aux donnĂ©es rĂ©vĂ©lĂ©es par Edward Snowden, le Guardian britannique et le Washington Post avaient publiĂ© en juin 2013 des articles affirmant que la NSA collationnait les appels tĂ©lĂ©phoniques de millions d’AmĂ©ricains. Juste avant, en mars 2013, le directeur des renseignements nationaux, James Clapper, se dĂ©fendait devant la commission idoine du SĂ©nat en affirmant que la NSA ne recueillait pas « volontairement Â» les donnĂ©es concernant des millions d’AmĂ©ricains : « Il existe des cas oĂą ils (les agents de la NSA) ont pu, peut-ĂŞtre par inadvertance, recueillir (de telles donnĂ©es), mais pas volontairement Â». Par distraction, peut-ĂŞtre.
 

William Binney témoin de la rébellion des services américains, complices des grands médias

 
Pour William Binney, Trump doit agir vite afin de contrĂ´ler enfin la NSA. Il lui conseille ainsi « d’instaurer un filtre sur les interceptions, qui exclurait tout citoyen amĂ©ricain oĂą qu’il se trouve dans le monde, sauf si l’Agence se voit octroyer une autorisation spĂ©cifique Â». Si des agents ne respectent pas cette règle « ils devraient aller en prison Â», juge-t-il. Autre solution, avancĂ©e par Binney : « RĂ©duire le budget de l’Agence car, en disposant de trop de crĂ©dits, elle se met Ă  faire des choses dĂ©lirantes. Et ce que ses agents viennent de commettre est dĂ©lirant, violant les 4e, 5e et 6e amendements de la Constitution des Etats-Unis Â».
 
Mercredi, Trump a stigmatisĂ© la NSA et le FBI dans une sĂ©rie de tweets concernant aussi bien l’affaire Flynn que des articles du New York Times et du Washington Post qui affirmaient que les conseillers du prĂ©sident avaient eu d’autres contacts avec la Russie. Traduction d’un de ces tweets prĂ©sidentiels : « Le vrai scandale, lĂ , c’est que des informations confidentielles aient Ă©tĂ© distribuĂ©es par les “renseignements” comme des bonbons. Très anti-amĂ©ricain. Â»
 

Le New York Times écrit tranquillement que les proches de Trump sont surveillés depuis longtemps

 
En opposition frontale Ă  Trump, le New York Times n’a pas d’états d’âme. On y lit : « Des appels tĂ©lĂ©phoniques interceptĂ©s indiquent que des conseillers de la campagne prĂ©sidentielle de Trump en 2016 et d’autres de ses proches ont eu des contacts rĂ©pĂ©tĂ©s avec des cadres dirigeants des renseignements russes durant les annĂ©es prĂ©cĂ©dant l’élection, indiquent quatre hauts fonctionnaires amĂ©ricains. Â» Le quotidien proche des DĂ©mocrates et qui se prĂŞte, comme plusieurs de ses confrères en France, Ă  l’instrumentalisation de toutes les « boules puantes Â» concoctĂ©es par les cabinets noirs de l’oligarchie globaliste, ajoute en toute candeur : « Trois hauts fonctionnaires indiquent que les agences amĂ©ricaines de sĂ©curitĂ© et de renseignement ont interceptĂ© ces communications en mĂŞme temps qu’elles prouvaient que la Russie tentaient de peser sur l’élection prĂ©sidentielle en piratant le ComitĂ© national dĂ©mocrate. Â»
 
Donald Trump a tweetĂ© : « Remerciements Ă  Eli Lake de “The Bloomberg View” : “La NSA et le FBI… n’ont pas Ă  interfĂ©rer dans nos choix politiques(…) La situation aux Etats-Unis est très grave”. Â»
 

Matthieu Lenoir