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Jacob Rees-Mogg plaide pour un Brexit sans accord, pour un bénéfice 1.100 milliards de livres en quinze ans

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Le leader conservateur (et catholique) britannique Jacob Rees-Mogg poursuit sa campagne contre le Premier ministre Tory Theresa May dont il conteste le plan de mise en œuvre du Brexit. S’exprimant une nouvelle fois contre le plan « Chequers », le président du groupe de recherche européen constitué de 60 membres du parlement conservateurs eurosceptiques assurait lundi que le Royaume-Uni n’a rien à craindre d’un Brexit sans accord. Il a rappelé que le volume d’échanges britannique avec les pays tiers selon les règles de l’OMC a progressé quatre fois plus vite que celui concernant les pays de l’UE. Rees-Mogg va jusqu’à promettre une croissance de l’économie de l’ordre de 1.100 milliards de livres sterling au cours des 15 prochaines années si le Royaume-Uni s’engage dans un Brexit sans accord.
 
Jacob Rees-Mogg prévoit également une baisse des prix de l’alimentation de l’ordre de 8 % si l’on s’en tient aux règles de libre-échange de l’OMC, une situation dont bénéficieraient d’abord les personnes les plus faibles économiquement.
 

Jacob Rees-Mogg pense que le Brexit sans accord permettra la croissance britannique

 
Le parlementaire conservateur, de plus en plus populaire dans les rangs des partisans d’un vrai Brexit, a déclaré lors d’une réunion parlementaire organisée par les Economistes pour le libre-échange qu’un accord similaire à celui existant entre le Canada et l’Union européenne constituerait la meilleure option, mais que l’absence d’accord serait « un très bon deuxième choix ».
 
Flanqué de Boris Johnson et de David Davis, qui ont tout deux quitté le gouvernement de Theresa May en raison de leur désaccord sur la forme que prennent les négociations avec Bruxelles – et qui ont été chaleureusement applaudis pour cette raison – Jacob Rees-Mogg a donné le coup d’envoi d’une action concertée des élus qui souhaitent un vrai départ de l’Union européenne, accusant le Premier ministre de favoriser un Brexit qui n’en aura plus que le nom.
 

1.100 milliards de livres de bénéfice… ou l’écroulement de la monarchie ?

 
Mais le « Project Fear » initial – le plan d’intimidation par l’annonce de catastrophes innombrables si le Brexit était approuvé lors du référendum de 2016 – cède désormais le pas à une autre forme d’intimidation qui vise à persuader les Britanniques d’une implosion nationale si le plan de Theresa May devait capoter. L’ancien leader des conservateurs, William Hague, vient ainsi de publier une tribune dans le Telegraph de Londres où il met en garde les élus qui se laisseraient aller à la rébellion contre le Premier ministre du chaos qui s’ensuivrait. Il annonce « la plus grave crise constitutionnelle depuis un siècle, et peut-être même deux crises », puisque selon lui la résistance des Brexiteers authentiques obligerait à en appeler à la Cour suprême du Royaume-Uni, laissant aux juges le devoir de décider de l’action du gouvernement, et dans un deuxième temps, mobiliserait la couronne elle-même, entraînant Buckingham dans le désastre.
 

Anne Dolhein