Le cardinal Gerhard Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi et ami de feu le pape Benoît XVI a fait une déclaration fleuve sur l’immigration musulmane en Europe. Il y dit notamment : « Avec cette immigration massive de concitoyens musulmans issus de cultures étrangères à toute l’Europe, le problème est précisément que l’islam n’est pas seulement une religion… mais qu’il revendique aussi systématiquement un pouvoir politique et qu’il influence non seulement la culture, mais qu’il s’y impose. Et cela ne peut mener qu’à une confrontation avec notre culture chrétienne – notre vision de l’humanité, qui repose sur la conviction que chaque personne est créée par Dieu, que tous les êtres humains sont égaux devant Dieu, et que cette égalité doit également se traduire par l’égalité devant la loi. »
Il a poursuivi : « C’est précisément là que je vois des problèmes – des problèmes qui ne se profilent pas seulement à l’horizon, mais qui sont en réalité déjà là : à savoir que certaines parties de la sphère publique sont accaparées, ou que dans les écoles et les jardins d’enfants, même les enfants chrétiens sont tenus de respecter les coutumes musulmanes durant le ramadan, ou encore que la vie civique normale – la vie chrétienne – des enfants, des adolescents ou des adultes chrétiens se trouve restreinte. Nous le constatons d’ailleurs dans certaines villes européennes à majorité musulmane : si les individus y sont certes pacifiques, il peut aussi y avoir un groupe, une minorité, qui se montre agressif, s’empare du pouvoir et cherche à dominer et à manipuler tous les autres selon ses propres idées. » Voilà la preuve que, même dans « l’Eglise conciliaire », une part de la hiérarchie partage les préoccupations des fidèles de base.











