Le Chiffre : ¼ des femmes belges

Chiffre ¼ femmes belges
 

Les démographes ont établi l’indice synthétique de fécondité pour mesurer la croissance ou la décroissance d’une population : lorsqu’il tombe au-dessous de 2,1 enfants par femme, la population ne se renouvelle plus. Or il baisse partout, atteignant 1,61 en France (2024) et 0,72 en Corée du Sud (2023). Observant la chute mondiale de la natalité (seulement freinée en Afrique subsaharienne) une équipe de chercheurs de Louvain-la-Neuve a noté qu’elle n’est pas due au seul fait que toutes les femmes ont moins d’enfants en moyenne mais que certaines n’en ont pas du tout. Ils ont imaginé un indice complémentaire pour mesurer le phénomène : « L’infécondité – au sens de l’absence d’enfant au cours de la vie – n’est donc plus un phénomène marginal. Elle devient une composante centrale de la basse fécondité contemporaine. » En Belgique, ce taux d’infécondité « tourne autour » de 25 %. Un quart des femmes en Belgique qui pourraient avoir des enfants n’en auront jamais, si rien ne change dans l’état de la société. « Un taux important mais moindre qu’en Finlande, au Japon ou en Espagne où la non-parentalité touche une femme sur trois et même 45 % en Corée du Sud », ajoute le professeur d’économie David de la Croix, l’un des coauteurs de l’étude.