Une dépêche de Reuters affirme que la mise en place d’interfaces cerveau-ordinateur sera accessible à l’utilisation publique en Chine d’ici à trois à cinq ans alors que la technologie BCI (brain-computer interface) fait des progrès rapides. C’est ce qu’a annoncé Yao Dezhong, directeur de l’Institut Sichuan de sciences du cerveau, alors que Pekin vient de mettre sur pied un nouveau plan quinquennal dans lequel les BCI au rang d’industrie stratégique clef pour l’avenir aux côtés de la technologie quantique, l’IA incarnée (des systèmes capables d’interagir avec leur environnement physique en temps réel), la 6G et la fusion nucléaire.
La Chine cherche visiblement à accélérer cette mise en réseau du cerveau et de l’ordinateur, pour concurrencer, voire devancer Neuralink d’Elon Musk ; une stratégie de développement du secteur dévoilée en août dernier espère ainsi parvenir à des innovations majeures d’ici à 2027. La Chine est ainsi le deuxième pays au monde à lancer des essais sur l’homme au moyen de techniques invasives ; les USA ont de leur côté annoncé des essais sur une cinquantaine de patients humains cette année.
La Chine voit son développement des interfaces cerveau-ordinateur aboutir en moins de cinq ans
En Chine, on espère parvenir rapidement à un très gros marché pour les BCI : 809.000.000 $ dès 2027, ce qui ne sera évidemment qu’un début. Le gros obstacle à franchir actuellement est celui des essais cliniques sur des êtres humains.
Il est à noter que les chercheurs chinois mènent à la fois des recherches sur des micropuces implantées, et donc invasives, mais aussi sur des BCI semi-invasives ou non-invasives.
Comme toujours, on insiste publiquement sur les bienfaits que peuvent apporter ces types de technologies à des malades ou à des handicapés. Ainsi, des essais récents ont montré des patients paralysés ou amputés parvenir à regagner une certaine mobilité en commandant les actions de mains robotiques ou de fauteuils roulants au moyen de l’interface.
Mais au-delà des applications médicales, on imagine déjà l’impact qu’aurait le développement de cette technologie pour arriver au transhumanisme pur et dur. Et là, on ne peut pas compter sur la Chine pour s’inquiéter de questions éthiques…











