Chine : la surveillance des responsables religieux se fait par l’IA

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Qu’on soit cardinal catholique en Asie, pasteur de l’Eglise presbytérienne de Taiwan, responsable bouddhiste ou membre de la secte Falun Gong, la Chine a les moyens de surveillance propres à un Etat vraiment totalitaire : l’intelligence artificielle est son meilleur ami. Elle ne s’intéresse pas seulement à leurs activités sur place ou à leurs rapports avec elle, elle répertorie les scandales possibles et les « points de pression » exploitables par le Département de travail du Front uni, l’organe du parti communiste chinois qui gère les relations avec les groupes religieux, les minorités et les communautés chinoises à l’étranger.

Et comme nous vivons dans un monde que l’IA domine de plus en plus, tout cela ne résulte pas de données récoltées par des êtres humains, mais d’une étude confiée par Anthropic, l’IA qui se veut éthique, à son modèle Claude.

L’IA aurait ainsi permis à la Chine de réduire ses nombreuses équipes chargés du renseignement religieux à un seul bureau capable de mener des milliers d’enquêtes chaque mois, rapporte AsiaNews, en surveillant les réseaux sociaux, chinois comme leurs pendants occidentaux, sans compter le repérage des lieux de cultes et leurs données architecturales. Une mine.