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Comment la fièvre verte provoque la fermeture des centrales thermiques britanniques

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L’incendie de la centrale thermique Didcot B près d’Oxford en Angleterre repose une question qui taraude les Britanniques : comment pourront-ils conserver leur indépendance énergétique face aux règles écologiques de plus en plus draconiennes édictées par l’Union européenne sous la pression verte ? Didcot B, qui fonctionne au gaz, était déjà menacées de fermeture pour respecter les directives sur le CO2 : le feu qui a détruit plusieurs tours de refroidissement dimanche et contraint l’usine à s’arrêter partiellement, aura simplement accéléré un processus inéluctable. Le risque de coupures de courant, commente la presse conservatrice, va croissant.
 
D’ici à l’hiver prochain, deux autres centrales thermiques doivent fermer au Royaume-Uni : Littlebrook, dans le Kent, fonctionne au pétrole, tandis ce que qui reste de l’usine fonctionnant naguère au charbon d’Ironbridge, dans le Shropshire, va devoir cesser de produire son énergie supposée pourtant plus verte : elle avait fait sa reconversion aux granulés de bois.
 

Fermeture des centrales thermiques les unes après les autres

 
La directive « Grandes centrales thermiques » a déjà contraint à la fermeture plusieurs usines à charbon au Royaume-Uni : Kingsnorth dans le Kent, Didcot A, Cockenzie dans l’East Lothian, une partie de Ferrybridge dans le Yorkshire. Côté pétrole, Fawley dans le Hampshire et Grain dans le Kent ont également fermé sous la contrainte européenne.
D’autres usines essaient de se reconvertir à la combustion de biomasse, mais doivent souvent fermer, pour peu que les agréments et subventions « verts » ne suivent pas. Les vieilles centrales thermiques à gaz manquent de rentabilité du fait de leur vétusté – là encore les fermetures ou les ralentissements de production s’additionnent pour rendre la production d’énergie britannique de plus en plus menacée.
 

Eolien : une énergie « verte » qui aggrave la pollution

 
Certes, l’Angleterre pourrait investir dans la construction de nouvelles centrales thermiques fonctionnant au gaz. Si elle ne le fait pas, c’est parce que l’éolien – qui fait l’objet outre-Manche d’une promotion tout aussi effrénée qu’en France – bouleverse totalement la visibilité pour les investisseurs. Cette énergie « fatale », totalement dépendante des conditions climatiques et donc intermittente, est nécessairement une énergie d’appoint : elle requiert la présence d’usines qui peuvent fonctionner en toutes circonstances pour prendre son relais en cas de besoin. Mais comment assurer la rentabilité de ces dernières ? Nul ne peut déterminer à l’avance la production qu’on leur fixera. Au point que de nouvelles subventions- usines à gaz sont en voie de mise en place pour assurer la construction de nouvelles usines au gaz. Quant au nucléaire, la prochaine centrale en construction démarrera au plus tôt en 2023.
 

Les Britanniques privés d’énergie par la réglementation européenne ?

 
La réglementation européenne a déjà réduit de manière spectaculaire la marge de sécurité entre la production britannique et la consommation maximale : de 15 %, on est en train de passer à 10, voire à 5 %, hors accidents, incendies et autres aléas : l’hiver prochain, on envisage même du 2 %.
 
On parle désormais de remettre en route de vieilles usines « dormantes » pour éviter les coupures d’électricité cet hiver – si c’est possible. Il en est qui exigent jusqu’à 6 mois de mise en route. Ou comment les directives « vertes » finissent par produire l’effet inverse de celui qu’elles disent rechercher.