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Des membres du Congrès des Etats-Unis demandent au procureur général des poursuites contre Hillary Clinton, James Comey et quelques autres

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Onze membres républicains du Congrès des Etats-Unis ont adressé au procureur général Jeff Sessions et au directeur du FBI Chistopher Wray une lettre leur demandant d’envisager des poursuites contre l’ancien directeur du FBI James Comey, l’ancien secrétaire d’Etat Hillary Clinton, l’ancien procureur général Loretta Lynch, l’ancien vice-directeur du FBI Andrew McCabe, l’agent spécial du FBI Peter Strzok et sa maîtresse Lisa Page, avocate du FBI. En tête des signataires de cette lettre figure Ron Desantis, membre important de la commission de la justice de la Chambre des représentants. Les onze législateurs soulignent dans leur requête la différence très nette de traitement des enquêtes visant respectivement l’ancien secrétaire d’Etat Hillary Clinton et la campagne présidentielle de Donald Trump. « Parce que nous croyons que les personnes dépositaires de l’autorité doivent être traitées de la même manière que tout autre citoyen américain, nous voulons être sûrs que les violations potentielles de la loi exposées ci-dessous soient examinées comme il se doit », expliquent les signataires de la requête.
 

Possible collusion entre Hillary Clinton et James Comey

 
Vient ensuite la liste des violations potentielles de la loi par les personnes visées par la lettre des onze membres du Congrès. Il est reproché à James Comey d’avoir probablement enfreint la loi lorsqu’il a refusé d’engager des poursuites contre l’ancien secrétaire d’Etat Hillary Clinton dans l’affaire des fameux courriels, et aussi lorsqu’il a lui-même organisé la fuite de ses propres notes confidentielles de ses conversations avec le président Trump. Quant à Hillary Clinton, il lui est reproché d’avoir pu violer la loi quand elle a caché le financement par la campagne démocrate du dossier de Fusion GPS censé prouver les liens de Donald Trump avec la Russie.
 

Les membres du Congrès demandent que des poursuites soient envisagées par le FBI et le département de la Justice au nom l’égalité de traitement de tous les Américains

 
L’ancien procureur général – qui est aux Etats-Unis la personne à la tête du département de la Justice – Loretta Lynch, a pu violer la loi quand elle a menacé un ancien informateur du FBI, William Campbell, qui voulait divulguer en 2016 des informations compromettantes pour la candidate démocrate concernant le rachat par les Russes de l’entreprise Uranium One alors que Hillary Clinton était à la tête du département d’Etat. L’ancien vice-directeur du FBI Andrew McCabe a pu enfreindre la loi quand il a menti quatre fois aux enquêteurs à propos de fuites qu’il avait organisées. Et pour finir l’agent spécial du FBI Peter Strzok et sa maîtresse Lisa Page, avocate au FBI, ont pu violer la loi en cherchant à effacer des preuves compromettantes pour Hillary Clinton dans l’enquête sur son utilisation d’un serveur privé pour ses courriels de secrétaire d’Etat. Peter Strzok et Lisa Page avaient déjà dû quitter l’équipe de Robert Mueller chargée d’enquêter sur la collusion possible entre la campagne de Donald Trump et les intérêts russes après la divulgation de textos montrant leur très fort parti-pris anti-Trump pendant la campagne présidentielle.
 
Pour finir, les onze membres du Congrès ont demandé qu’il soit envisagé des poursuites contre le personnel du département de la Justice et du FBI pour l’utilisation d’informations non vérifiées et (ou) fausses afin d’obtenir un mandat d’un juge pour mettre sous surveillance rapprochée Carter Page, le conseiller de la campagne de Donald Trump pour les affaires étrangères. Cette dernière affaire pourrait impliquer des personnalités haut placées au FBI, à la CIA et même à la Maison Blanche sous la présidence de Barack Obama.
 

Olivier Bault