fbpx

Au Royaume-Uni, on demande Ă  des Ă©lèves de 12 ans d’expliquer les raisons d’une potentielle conversion Ă  l’islam

conversion islam élèves Royaume Uni
 
C’Ă©tait sur l’agenda scolaire de sa belle-fille : « Write a lettre to family about converting to islam Â», « Ecrivez une lettre Ă  votre famille Ă  propos de votre conversion Ă  l’islam Â». Un travail Ă  rendre, par les Ă©lèves, le 8 novembre dans le cadre de l’Enseignement Religieux du programme Ă©ducatif au Royaume-Uni. Le beau-père n’a pas Ă©tĂ© content… il a interdit Ă  sa petite belle-fille de faire ce devoir, bien qu’elle craignait la punition et a largement diffusĂ© la photo de ce scandaleux sujet, que le DailyMail a relayĂ©e.
 
Ce qui m’interpelle surtout, c’est le nombre de parents Ă  avoir rĂ©agi… un seul ?!
 

Le délire multiculturel du Royaume-Uni

 
L’histoire repasse les plats. En fĂ©vrier 2016, un professeur d’éducation religieuse sur l’île britannique de Guernesey, avait imposĂ© exactement le mĂŞme sujet de devoir Ă  des Ă©coliers de 12 ans Ă©galement. La levĂ©e de boucliers n’a pas Ă©tĂ© suffisamment grande : ils rĂ©itèrent l’essai, et continueront vraisemblablement Ă  le faire jusqu’Ă  ce que personne ne s’en offusque.
Mark McLachlan, lui, n’a pas mâchĂ© ses mots en critiquant furieusement la dĂ©cision de l’Ă©cole Kepier. « Je sais que dans le cadre du programme national, ils doivent apprendre Ă  connaĂ®tre toutes les religions. S’ils veulent que les enfants apprennent l’islam, alors allez leur apprendre tout ça et son histoire. Ce que je ne veux pas, c’est une Ă©cole qui demande Ă  ma belle-fille de se renseigner sur les raisons de sa conversion Ă  une autre religion. Comme tout parent, c’est notre dĂ©cision sur la façon dont nous les Ă©levons Â»
 
A chaque fois, la rĂ©ponse de l’Ă©cole est la mĂŞme : « Cela fait partie du programme d’Ă©tudes Â», on Ă©tudie pareillement le christianisme et l’hindouisme… Qu’ils nous montrent un seul exemple de la rĂ©daction, « Ecrivez les raisons de votre conversion au catholicisme Â».
 

« Un exercice de conversion Ă  une autre religion Â» (l’islam seulement)

 
Demander Ă  des enfants de 12 ans d’Ă©crire une semblable rĂ©flexion n’a aucune raison valable, si ce n’est celle d’un prosĂ©lytisme sournois et plus prĂ©cisĂ©ment de l’utilisation d’une technique de lavage de cerveau relevant de la psychologie de l’engagement, puisque nĂ©cessairement il s’agira d’une dĂ©fense active et positive de la dite religion. Justifier la croyance, le mode de vie, justifier aussi sa dĂ©marche… autant d’Ă©lĂ©ments rĂ©flĂ©chis qui marquent un jeune cerveau pas encore totalement formĂ©, et mĂŞme les moins jeunes.
 
Mark McLachlan ne s’y trompe pas : « J’ai l’impression que ce devoir n’est qu’un exercice de conversion Ă  une autre religion Â». Pour lui, c’est le signe d’un Ă©chec patent du programme national.
 

Des élèves de 5 ans peuvent porter le voile

 
Un programme national britannique qui ne sait plus vraiment oĂą il doit aller, volontairement engagĂ© dans le multiculturalisme depuis des dĂ©cennies et rongĂ© aujourd’hui malgrĂ© lui ( ?) par la veine islamique. Enseignement, cantine, uniforme… tout est devenu un sujet de dĂ©bat, oĂą les instances administratives et judiciaires plient ( ?) le plus souvent.
 
Elles essayent tant bien que mal de faire garder un pied Ă  l’idĂ©ologie droit-de-l’hommiste dans les Ă©tablissements proprement musulmans (qui bĂ©nĂ©ficient nĂ©anmoins des fonds publics). Il y a un mois, trois juges de la Cour d’appel ont estimĂ© que la politique de sĂ©grĂ©gation mise en place par l’Ă©cole islamique mixte Al-Hijrah Ă  de Birmingham, Ă©tait discriminatoire, alors que la Haute Cour avait jugĂ© l’inverse l’annĂ©e dernière (les filles et les garçons sont sĂ©parĂ©s, dès l’âge de 9 ans, pour les cours, le dĂ©jeuner, la rĂ©crĂ©ation et les activitĂ©s pĂ©ri-scolaires).
 
Après, quand des milliers d’Ă©coles en Grande-Bretagne, non dĂ©sapprouvĂ©es par le Ministère de l’Education, autorisent des petites filles de 5 ans Ă  porter le foulard dans le cadre de leurs politiques d’uniformes (Sunday Times), comment l’Ă©tat d’esprit gĂ©nĂ©ral peut-il ne pas s’habituer… Ă  se mouler Ă  ces nouveaux modes de vie, et de pensĂ©e, et finir par trouver normal, voire naturel.
 

L’exposition : « L’islam, c’est aussi notre histoire ! Â»

 
C’est en tout cas l’idĂ©e que semble vouloir imposer, Ă  plus grande Ă©chelle, l’Union europĂ©enne. Depuis la mi-septembre se dĂ©roule, Ă  Bruxelles, une exposition financĂ©e par icelle et intitulĂ©e « L’islam, c’est aussi notre histoire ! Â». L’affiche interpelle dĂ©jĂ , dans la vision d’un jeu d’Ă©checs menĂ© par deux garçonnets, l’un de type europĂ©en, l’autre de type plutĂ´t mĂ©diterranĂ©en (comme disent les catĂ©gories policières)… la partie doit-elle ĂŞtre gagnĂ©e par un camp ? !
 
« Les preuves historiques mises en avant par l’exposition – la rĂ©alitĂ© d’une prĂ©sence musulmane ancienne en Europe et l’interaction complexe de deux civilisations qui se combattaient mais aussi s’interpĂ©nĂ©traient mutuellement – sous-tendent une entreprise Ă©ducative et politique : aider les musulmans europĂ©ens mais aussi les non musulmans, Ă  prendre conscience de leurs racines culturelles communes et Ă  cultiver une citoyennetĂ© partagĂ©e Â» dit le communiquĂ©.
 
Il y a les « musulmans Â» et les « non musulmans Â», en Europe : dĂ©jĂ , la dichotomie est douloureuse Ă  avaler dans un continent Ă  la culture chrĂ©tienne… L’historienne Isabelle Benoit, qui a participĂ© Ă  la conception de l’exposition, a dit, elle, Ă  Associated Press : « Nous voulons faire comprendre aux EuropĂ©ens que l’islam fait partie de la civilisation europĂ©enne. L’islam n’est pas un phĂ©nomène d’importation rĂ©cente, ses racines remontent Ă  13 siècles en arrière Â». Ah….. alors, tout va bien.
 

Clémentine Jallais