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Dégradation de la note chinoise : Standard and Poor’s confirme la récession de la Chine

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Standard and Poor’s est la dernière des trois agences de notation de crédit à reconnaître l’implosion économique chinoise. Elle a en effet légèrement abaissé son évaluation du crédit chinois jeudi. Si l’agence a maintenu la note AA (juste en dessous de la meilleure), elle y a en revanche adjoint un commentaire « négatif », ce qui laisse entendre qu’elle pourrait l’abaisser de nouveau dans les douze prochains mois.
 
D’après l’agence, les risques financiers et économiques liés au crédit chinois augmentent. Dans les cinq ans à venir, le rééquilibrage économique et la décélération de la dette chinoise ne progresseront que très lentement. La Chine n’a pas beaucoup de chance. Elle vient d’annoncer la perte de trois à cinq millions d’emplois dans ses industries de base dans les prochains 24 mois, juste après la dévaluation surprise de sa monnaie l’été dernier. Si elle continue de se targuer d’un taux de croissance mirifique, beaucoup pensent en fait qu’il n’est que de la moitié de ce qu’elle prétend.
 

Standard and Poor’s constate enfin la récession chinoise

 
La consommation électrique, marqueur clef, est à moins d’un pourcent de croissance annuelle, soit un septième des 6.9 % annoncés par le Gouvernement. Standard and Poor’s regarde de près comment le banque centrale chinoise va tenter de nourrir l’économie avec plus d’argent, menaçant la Chine d’une dégradation de sa note si la banque augmente le crédit à un taux significativement plus rapide que l’économie. 
 
Pour Sanjiv Shah, directeur des investissements à Sun Global Investments, « c’était à prévoir en raison d’un ralentissement et de l’inquiétude concernant les hauts niveaux de mauvaise dette dans l’économie chinoise, concernant notamment les prêts des banques à des sociétés en difficulté et à l’immobilier. » nbsp;C’est ce qu’a découvert l’agence Moody lorsqu’elle a abaissé d’un triple A à un double A son évaluation de l’économie chinoise début mars.
 
Gordon Chang, auteur de The Coming Collapse of Chinanbsp; (L’effondrement à venir de la Chinenbsp;), l’a prédit depuis 2001 : « La République du peuple est un dragon de papier. Les symptômes du déclin sont partout : la déflation, les entreprises d’Etat impuissantes, les banques désespérément insolvables, l’investissement étranger en baisse continuelle et la corruption du Parti communiste… » nbsp;Le multimilliardaire George Soros y voit « un sérieux défi qui rappelle la crise aux Etats-Unis en 2008 »nbsp;.
 

La Chine, tigre de papier-monnaie, voit enfin la dégradation de sa note

 
A l’origine du problème se trouve le boom de la monnaie électronique sans fondement réel ni limites. La Chine a fait passer la masse monétaire de 3.000 milliards de dollars il y a dix ans à 34.000 milliards aujourd’hui. Résultat de cette création de monnaie virtuelle : la construction de cités fantômes, d’aéroports inutiles, d’usine sans ouvriers. Ralentir l’économie sans faire exploser la bulle monétaire est une tâche herculéenne, surtout pour des keynésiens qui pensent que produire toujours plus d’argent est la solution. Pour Kyle Bass, manager de Hayman Capital Management, les défis sont si graves que « l’implosion des pertes du système bancaire chinois pourrait être quatre fois supérieur à celle des USA qui a entraîné la grande Récession. »nbsp;
 
Avec une dette qui représente 282% de son économie annuelle, la Chine, tigre de papier-monnaie, descend de son piédestal. Les agences de notation commencent seulement à s’en apercevoir.