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Une nouvelle étude, aux États-Unis, démontre que les Démocrates sont beaucoup plus avares de tolérance que les Républicains : le politiquement correct est antilibéral

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Tolérance… C’est malheureusement un mot que les temps actuels nous font difficilement souffrir. Vertu du politiquement correct, incantation de la morale libéraliste, harmonie fatale du minoritisme mondialiste… Plus avancée que la Fraternité des temps révolutionnaires, plus philosophique qu’humaniste, la Tolérance moderne a partie liée avec le relativisme qui, en philosophie, refuse toute existence d’une Vérité et combat bec et ongles ceux qui soutiennent l’inverse. Difficile de s’étonner, dès lors, des résultats du dernier sondage de l’Université de Dartmouth qui découvre que les jeunes étudiants démocrates sont en réalité beaucoup moins tolérants que leurs homologues républicains ! Et le journaliste Selwyn Duke, dans TheNewAmerican, de s’amuser – et de s’attrister – de ce sondage, en apparence seulement, paradoxal.
 
En définitive, il n’y a rien d’aussi antilibéral… qu’un libéral.
 

82 % des Démocrates refusent de sortir avec un(e) Républicain(e) !

 
Un demi-millier d’étudiants a bien voulu répondre à ce sondage lancé par le journal du Dartmouth College, université privée du nord-est des États-Unis, rapporte TheBlaze. « On a demandé aux étudiants de premier cycle si apprendre qu’un autre élève avait des croyances politiques opposées aux leurs affecterait une gamme d’interactions possibles avec eux ». Et bien les Démocrates étaient constamment plus susceptibles d’indiquer que des idées politiques opposées affecteraient négativement des relations potentielles !
 
82 % des répondants identifiés comme Démocrates ont dit qu’ils seraient moins susceptibles de sortir avec quelqu’un qui a des convictions politiques opposées, contre seulement 47 % des Indépendants et 42 % des Républicains.
 
De même, 55 % des répondants démocrates ont déclaré que des opinions politiques opposées les rendraient moins susceptibles de se lier d’amitié avec un autre étudiant, contre 21 % des Indépendants et 12 % des Républicains.
 

Les péchés de la nouvelle moralité publique du politiquement correct

 
L’intolérance de gauche, on la connaît. Et dans les campus américains, elle se manifeste par la quantité d’interdits conçus pour étouffer la dissidence politiquement incorrecte. Attaques verbales, physiques, notes de sanctions… les étudiants conservateurs en payent les pots cassés, tandis que les orateurs du même métal sont décriés et souvent contraints d’annuler leurs prévisibles « discours de haine »…
 
Pour les soutiens autoproclamés de la tolérance, les universités ont créé les « safe places », des « espaces sûrs » où ces minorités n’ont pas à entendre des opinions intolérables. Pour les étudiants conservateurs, en revanche, il n’y a pas de « safe places ».
 
Il n’y en a d’ailleurs pas non plus pour tout homme public, qu’il soit politique ou grand PDG des GAFA, Républicain ou Démocrate, s’il déroge aux oukazes mondialistes moraux. Jack Dorsey, le PDG de Twitter, vient d’en faire les frais. Samedi, tout content de son plat, il poste une capture d’écran de la facture de son restaurant sur son réseau préféré. Erreur monumentale : il était chez Chick-fil-A, une chaîne de restauration rapide dont le PDG, Dan Cathy, a fait montre à plusieurs reprises de ses positions anti mariage gay (en 2012, il avait soutenu la définition biblique d’une famille, à savoir le mariage entre un homme et une femme).
 
L’ire des LGBTQ n’a pas tardé à s’allumer et le tout penaud Jack Dorsey a dû faire ses excuses dès le lendemain, jurant, mais pas encore trop tard, que l’on ne l’y reprendrait plus (du moins pas officiellement, n’est péché que ce qui est public et donc imitable).
 

« Vous vous plierez à notre volonté ou nous vous plierons jusqu’à ce que vous vous cassiez »

 
La tolérance, de fait, c’est surtout contre les autres. Le pâtissier Jack Phillips a été persécuté pendant six ans pour avoir refusé, en raison de sa foi chrétienne, de faire un gâteau pour le « mariage » de deux homosexuels venus le trouver. « Quand un conservateur voit une entreprise dont il trouve les pratiques odieuses, son instinct est de ne pas la fréquenter. Quand un libéral voit une entreprise dont il trouve les pratiques odieuses, son instinct est de ne pas le fréquenter – et d’essayer de détruire le propriétaire par tous les moyens nécessaires » écrit Selwyn Duke.
 
Quand Obama fut élu, les conservateurs se devaient de le tolérer : ils se plaignaient mais observaient la loi. Quand Trump accéda à la Maison Blanche, ce fut une autre paire de manche, entre invectives, émeutes et questions de destitution.
 
Seuls les libéraux sont les grands dépositaires de la Tolérance… Mais pas devant l’Éternel. Seulement devant leurs petites personnes. Ce qui fait que, lorsqu’il s’agit de traduire en actes leurs dégoulinantes incantations, il se trouve d’un coup beaucoup moins de monde : pour les classes pauvres, par exemple, défendues bec et ongles par les libéraux, les républicains donnent, en silence, bien plus que leurs comparses, en dépit d’avoir des revenus moyens inférieurs…
 

Ce serait aux conservateurs de redresser leurs niveaux de tolérance !

 
Ce n’est pas à la tolérance vraie qu’on veut nous convertir – mais à la Tolérance. A ce précepte moral à la fois profondément relativiste qui oblige à fléchir le genou devant la multiplicité érigée en principe adorable des pensées, des croyances religieuses et des modes de vie, sans donner une supériorité à la moindre d’entre elles. Et à la fois parfaitement orienté, qui nous oblige à ne plus penser, vivre et croire différemment des directives progressistes.
La vraie tolérance existe – et la Vérité. Et ne doit être exercée que lorsqu’elle devient nécessaire : quand le négatif qu’elle perçoit ne peut être évité ou doit être accepté temporairement « en vue d’un mal plus grand à éviter ou d’un bien plus grand à obtenir ou à conserver » disait Pie XII en 1953, aux juristes italiens. Si on tolère de manière publique et ouverte quelque chose d’objectivement mauvais, l’opinion des gens s’en trouvera tôt ou tard, à force, bouleversée, retournée. Et le condamnant deviendra condamnable.
 
Sur ce sujet, les conservateurs devraient prendre un peu de graine des gauchistes, comme dit Selwyn Duke. Leur tolérance au mal a quelque peu grossi ces dernières décennies, et c’est en partie à cause d’eux que l’on respire, outre-Atlantique ou de ce côté-ci de l’océan, l’air pollué du politiquement correct. « La tolérance de l’intolérable conduit à l’élévation de l’exécrable »…
 

Clémentine Jallais