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« Pays de merde » : l’accusation contre Donald Trump pourrait se retourner contre le sénateur gauchiste Dick Durbin

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Donald Trump a-t-il vraiment parlé de « ces pays de merde » lors d’une réunion à la Maison Blanche à propos d’un projet de loi sur la régularisation des mineurs immigrés clandestins, le DACA ? Après le démenti présidentiel aux propos complaisamment transcrits, sans recoupement, par le Washington Post, la bataille fait rage autour de Dick Durbin, le sénateur démocrate qui affirme en être la source. Cette accusation est une divine surprise pour la gauche américaine alors que la politique de Donald Trump commence à porter ses fruits, le très globaliste Economist de Londres titrant cette semaine : « Pas de discrédit quand ce n’est pas nécessaire – La politique économique de Trump n’a pas été aussi mauvaise qu’escompté ». Sur ABC, le Républicain David Purdue a accusé Durbin de s’être livré à une « grossière déformation » du propos présidentiel, ajoutant que « Ce n’était pas la première fois qu’on constate cela de la part de cet individu ». Le président du groupe démocrate au Sénat Charles Schumer a dû monter au créneau pour défendre son collègue.
 

Le sénateur républicain David Purdue accuse Durbin d’avoir déjà menti en 2013

 
David Purdue a insisté : « En 2013, le sénateur Durbin fit le même type d’accusation contre un dirigeant républicain à propos d’une réunion avec le président Obama, prétendant qu’il l’avait agressé verbalement (« Je ne peux même pas supporter de vous regarder ») et qu’il avait été tellement irrespectueux envers le chef de l’Etat que la réunion avait dû être annulée. Dans la soirée, le service de presse présidentiel avait dû intervenir en disant, je cite, ‘’Cela n’a pas eu lieu‘’. » Plaidoyer de Schumer : « Accuser la sincérité du sénateur Durbin est déshonorant ». Un peu court.
 
Vendredi, Donald Trump a contesté avoir parlé de « pays de merde » tout en reconnaissant avoir tenu un langage « viril ». Samedi , la chaîne de gauche CNN a affirmé que Trump avait appelé ses amis et conseillers pour mesurer l’effet de cette histoire, sans rapporter qu’il ait admis avoir tenu ces propos. A ce jour, la seule personne à affirmer qu’il les a tenus reste donc le sénateur Durbin.
 
Le sénateur républicain Lindsey Graham, qui a travaillé avec Dick Durbin sur la légalisation du programme DACA (Deferred Action for Childhood Arrivals), à laquelle s’opposait le candidat Trump, a fait une déclaration jeudi qui a été largement comprise par les gros médias comme une confirmation des propos rapportés par Durbin. Graham, qui avait dès 2013 évoqué ces pays d’émigration illégale sous le terme de “nids de guêpes”, a dit « apprécier » les allégations du Démocrate. Reste que Graham n’a jamais confirmé – malgré une allégation de Tim Scott – que les mots « pays de merde » eussent été employés.
 

Avec David Purdue et Tom Cotton, la secrétaire Kirstjen Nielsen dément l’expression attribuée à Trump

 
Deux autres sénateurs républicains présents à la réunion en cause, Purdue et Tom Cotton, on formellement contesté les propos rapportés par Durbin. La secrétaire à la Sécurité intérieure Kirstjen Nielsen a affirmé ne pas se rappeler que Trump ait utilisé l’expression, et a parlé de « conversation tranquille », corroborant la défense de Trump. Quant à Dick Durbin, il a compliqué son cas en affirmant jeudi qu’outre l’expression « pays de merde », Trump aurait utilisé l’expression « migration en chaîne », qu’il qualifie de « raciste » parce qu’elle évoquerait les chaînes des esclaves. Or le sénateur Durbin lui-même l’a utilisée à plusieurs reprises.
 
Mais qui est Dick Durbin ? Sénateur de l’Illinois, ancien fief de Barack Obama, il appartient à l’aile la plus gauchiste du parti démocrate, celle qui tire à vue en permanence du Donald Trump depuis son élection en novembre 2016. Il espère que son allégation chargera un peu plus la barque aux yeux d’une opinion à laquelle les gros médias globalistes et socialistes tentent de faire croire que Trump est un fasciste dément. Durbin ne fait pas dans la nuance, laissant présager le degré de sectarisme qui animerait les Démocrates s’ils revenaient au pouvoir : pour lui, les commentaires de Trump sont « haineux, vils et racistes » et Trump les auraient prononcés « à plusieurs reprises ».
 

Dick Durbin, ex-doublure de Barack Obama, est un « cogneur » gauchiste

 
Comme Barack Obama, qui fut sa doublure en Illinois, Durbin est un cogneur gauchiste « façon Chicago ». En campagne pour la présidentielle de 2008, le sénateur Obama avait déclaré, visant Durbin, « que s’ils utilisent un couteau pour nous battre, nous, nous avons un flingue ». Durbin fait partie des politiciens américains qui, dès avant l’installation effective de Trump à la Maison Blanche, ont monté des tentatives d’impeachment. Dès décembre 2016, il tentait avec quatre autres sénateurs démocrates de faire passer une loi de destitution de Trump pour « conflits d’intérêts financiers ». L’offensive n’a pas eu de suite mais a agrégé une douzaine d’autres élus. Puis, grâce au Washington Post, au New York Times, à CNN, à MSNBC etc…, fut lancé le Russiagate, prétendues manœuvres de Poutine en faveur de Trump. Comme l’affaire fit chou blanc (au contraire de celle concernant les liens entre Hillary Clinton et la Russie autour de la vente d’Uranium One au temps où elle était Secrétaire d’Etat), l’oligarchie démocrate bondit sur l’affaire de Charlotteville. Et ainsi de suite. Ne jamais lâcher la bride de la calomnie. Saturer l’espace mental des citoyens pour qu’à chaque repas de famille l’unanimité se fasse dans la détestation de Trump, élevé au rang de victime émissaire.
 

Matthieu Lenoir