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« L’Effet François » : le pape désarme des évêques, des prêtres et même des laïcs par ses propos

L’Effet François le pape désarme des évêques, des prêtres et même des laïcs par ses propos
 
Lors d’une conférence tenue lors du Forum de la famille à Rome début mai, et traduite intégralement sur le Blog de Jeanne Smits, le P. Linus Clovis, prêtre à Sainte-Lucie, directeur spirituel du Population Research Institute et de Family Life International, a dénoncé l’« Effet François » qui désarme des évêques, des prêtres et mêmes des laïcs par ses propos en même temps qu’il favorise la diffusion du modernisme, notamment en matière de morale sexuelle réaffirmée par Humanae vitae.
 
Sa conférence se situait dans le cadre d’une réflexion plus large – et inquiète – sur le synode extraordinaire sur la famille, « lors duquel des cardinaux se sont opposés à des cardinaux, des évêques à d’autres évêques et des conférences épiscopales nationales à d’autres conférences épiscopales nationales. » Comment ne pas penser, dit-il,  à la prophétie de la Vierge Marie lors des apparitions d’Akita, reconnues par l’Eglise, le 13 octobre 1973 : « L’action du diable s’infiltrera même dans l’Église, de sorte qu’on verra des cardinaux s’opposer à des cardinaux, des évêques contre d’autres évêques. Les prêtres qui me vénèrent seront méprisés et combattus par leurs confrères, les églises, les autels saccagés, l’Église sera pleine de ceux qui acceptent les compromis. »
 

« L’Effet François » : les propos du pape, notamment lors du Synode sur la Famille, troublent les catholiques

 
C’est à la suite de ce Synode que des pasteurs ont commencé à parler d’une voix bien peu catholique avec une étrange témérité. Le P. Clovis cite le cardinal Dolan, qui commentait le « coming out » d’une « star » de football en ces termes : « Tant mieux pour lui… Cela n’aura aucun sens que je pose un jugement sur lui (…) La même Bible qui nous enseigne au sujet des vertus de chasteté et de fidélité dans le mariage nous enseigne également de ne pas juger les personnes. Je dirai donc : “Bravo”. »
 

Des évêques, des prêtres et des laïcs désarmés

 Il est vrai que le pape François lui-même avait lancé le mouvement en affirmant : « Qui suis-je pour juger ? » Le P. Clovis rappelle que si l’Eglise ne juge pas les personnes, elle a le devoir charitable de juger leurs actions – pour leur éviter la damnation éternelle lors du Jugement dernier.
 
De telles déclarations laissent des évêques, des prêtres et même des laïcs totalement désarmés, exposés à l’accusation de vouloir être « plus catholiques que le pape » : c’est ce que P. Clovis appelle « l’Effet François ».
 
L’enseignement de l’Eglise interdit toute déviance doctrinale, le pape doit transmettre
 
Et pourtant, l’enseignement de l’Eglise prévient contre toute déviance doctrinale par rapport à l’Evangile même. C’est notamment ce que rappelle le paragraphe 86 du catéchisme de l’Eglise catholique : « De plus, ce Magistère n’est pas au-dessus de la parole de Dieu, mais il la sert, n’enseignant que ce qui fut transmis, puisque par mandat de Dieu, avec l’assistance de l’Esprit Saint, il écoute cette Parole avec amour, la garde saintement et l’expose aussi avec fidélité, et puise en cet unique dépôt de la foi tout ce qu’il propose à croire comme étant révélé par Dieu. »
 
C’est également ce que rappelle le premier Concile Vatican : le magistère du pape n’est pas établi pour révéler une nouvelle doctrine mais pour transmettre fidèlement les vérités de la foi révélées par le Christ à ses apôtres.
 
Mais dès la première année de son pontificat, le pape François a réussi à perturber les catholiques les moins critiques qui soient, qui ont essayé de trouver une explication convaincante à l’ambiguïté de ses mots et actions…
 

Le pape François adulé par les ennemis de l’Eglise grâce à un enseignement troublant

 
Le P. Clovis souligne avec tristesse que les ennemis de l’Eglise portent certains propos du pape François aux nues, alors que les catholiques doivent s’attendre à être persécutés au nom du Christ.
 
Les inquiétudes des catholiques ont augmenté à mesure qu’un brouillard de plus en plus épais couvre les propos du pape Français sur des sujets essentiels », souligne-t-il encore, notant le poids néfaste qu’ils font peser sur les catholiques qui hésitent à critiquer ou à juger le pape. Mais là encore, ce n’est pas le pape qui est jugé, mais certaines de ses actions ou paroles, au regard de la tradition, de la doctrine de l’Eglise et de l’enseignement du Seigneur.
 
L’important, conclut le conférencier, est de percevoir à la fois la nécessité de défendre la foi et la morale de l’Eglise, et donc de les connaître, de transmettre cette foi sans crainte, mais aussi de rester dans l’Eglise : rien de tout cela ne pouvant se faire sans prière, notamment pour le Saint-Père.
 

Béatrice Romée