A la tour Eiffel, la police attaquée par les vendeurs à la sauvette fuit

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Ça, c’est Paris ! Tour Eiffel ! Souvenirs ! Et pour faire commerce de ces souvenirs, des marchands à la sauvette venus d’ailleurs déballer sur le Champ de Mars leur verroterie fabriquée en Chine. 7 millions de visiteurs dont 75 % d’étrangers visitent le lieu chaque année. En plein jour, ils ne s’y font pas trop violer ni détrousser, mais chaque année la police y trouve de l’occupation. Bilan pour 2023 : 14,6 tonnes de marchandise illégale saisie, 127 opérations anti-clandestins pour 288 gardes à vue et 256 OQTF (l’histoire ne dit pas combien ont été appliquées en l’espèce). Toutes ces opérations ne se passent pas bien. Dimanche 23 février, par exemple, alors qu’une équipe de police tentait d’interpeller un vendeur à la sauvette, elle a été attaquée par une dizaine « d’individus » (jeunes) qui lançaient des objets lourds et contondants. Les policiers ont fui précipitamment en voiture sans interpeller personne. Leurs syndicats déplorent une « situation insupportable ». Une vitre de la voiture a été cassée. Selon le syndicat Alliance PN, la police a dû « user de moyens intermédiaires » pour se dégager. Késako ? Selon le défenseur des droits il s’agit « d’équipements spécifiquement conçus et mis au point pour mettre hors de combat ou repousser les personnes, et qui dans les conditions normales prévues pour leur emploi, présentent une faible probabilité de provoquer une issue fatale, des blessures graves ou des lésions permanentes ». En somme, des trucs qui permettent aux policiers de ne pas se faire massacrer par les malfrats immigrés sans pour autant faire régner l’ordre. Les touristes apprécieront. Quant aux riverains, ils se calfeutrent chez eux.