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La prospérité de l’Europe attirera bientôt 10 millions d’immigrés selon le ministre allemand Gerd Müller

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Gerd Müller, ministre allemand de la Coopération économique et du développement.


 
Selon Gerd Müller, ministre allemand de la Coopération économique et du développement, seuls 10 % des immigrés clandestins en route pour l’Europe sont arrivés sur le continent. Ce ne serait donc qu’un avant-goût par rapport aux 8 à 10 millions attendus dans un avenir plus ou moins proche. Publiés dans le journal Bild le 9 janvier dernier, les propos du ministre insistent sur l’invasion massive à venir encore d’Irak et de Syrie, mais aussi des pays d’Afrique où la population doublera au cours des prochaines décennies —l’Egypte comptera 100 millions d’âmes, le Nigeria, 400 millions. « A l’heure de l’ère numérique et des téléphones portables, toutes ces populations connaissent notre prospérité et notre mode de vie », a-t-il rappelé.
 

10 millions d’immigrés restent à venir depuis la Syrie, l’Irak et l’Afrique du Nord

 
L’attrait de cette prospérité a valu à l’Allemagne de devenir la destination favorite de ces immigrés clandestins affluant depuis la Syrie, l’Iraq ou la Lybie par centaines de milliers, pour atteindre le chiffre de 1,1 millions à la fin du mois de décembre. Ce n’est qu’en septembre que le ministre allemand de l’Intérieur, Thomas de Mazière, a rétabli « temporairement » le contrôle aux frontières afin de pouvoir mieux maîtriser un processus d’accueil auquel il n’a pas mis fin.
 
Pour Gerd Müller, « la protection des frontières extérieures de l’Europe ne fonctionne pas, les accords de Schengen ont échoué et la répartition équitable des réfugiés n’a pas eu lieu ». Initialement – et discrètement – signés en 1985 par cinq Etats membres de Communauté économique européenne, les accords de Schengen comptent aujourd’hui 26 signataires, et couvrent une zone allant de la Scandinavie à la péninsule ibérique et de l’Islande à la Grèce. L’une des clauses phares de ces accords a conduit à la suppression des frontières entre les pays européens signataires, moyennant le « renforcement » des contrôles aux frontières extérieures de cet espace de libre circulation des citoyens européens.
 

Le ministre allemand Gerd Müller parle de l’attractivité de l’Europe pour les migrants

 
S’il prévient de l’arrivée massive de millions d’immigrants supplémentaires, Gerd Müller ne se range pas pour autant à l’avis de Thomas de Maziere qui veut rétablir le contrôle aux frontières. Il préconise de meilleures mesures pour le « bien-être » des réfugiés en investissant massivement dans « l’éducation, la formation et les perspectives d’emploi ». Compatissant au sort de ces « gens fuyant la faim, la misère, la violence », Gerd Müller appelle à la création d’un fonds de 10 milliards d’euros pour venir en aide aux réfugiés en provenance du Proche-Orient et d’Afrique du Nord. Il a par ailleurs affirmé qu’il faut verser à la Turquie les 3 milliards d’euros qui lui ont été promis par l’Europe, dans la mesure où le pays d’Erdoğan est déjà au maximum de ses capacités d’accueil.
 
Mais Gerd Müller met tout de même en garde l’Allemagne contre l’accueil de davantage de migrants, jugeant qu’il serait impossible de les assimiler.
 

Nicklas Pélès de Saint Phalle